« L’armée a mené une frappe cinétique létale contre un navire impliqué dans des opérations de narcotrafic », a déclaré le commandement militaire américain pour l'Amérique latine et les Caraïbes sur le réseau social X. Cette opération, survenue vendredi dans l'est du Pacifique, a coûté la vie à deux hommes et s’inscrit dans une campagne militaire anti-drogue controversée, qui aurait déjà entraîné la mort d'au moins 182 personnes depuis septembre dernier, selon les chiffres rapportés par plusieurs médias, dont l'AFP.
« Les services de renseignement ont confirmé que le navire naviguait sur des routes bien connues pour le trafic de drogue dans le Pacifique Est et qu'il était impliqué dans des opérations criminelles », a ajouté le commandement. Ces commentaires rappellent des déclarations similaires faites par les autorités américaines au cours de nombreuses frappes meurtrières menées récemment.
Les responsables militaires américains assurent avoir mené au moins sept frappes de ce type au cours du mois d'avril, soulignant l'ampleur de l'opération. Toutefois, l'administration de Donald Trump n'avait pas fourni de preuves concrètes attestant de l'implication des navires ciblés dans des activités de narcotrafic. Cette absence de justification a conduit des experts et des représentants de l'ONU à dénoncer des exécutions extrajudiciaires, soulevant ainsi de vives inquiétudes sur la légalité et l'éthique des méthodes employées dans cette lutte contre le narcotrafic.







