Selon une récente étude réalisée par Silver Alliance et CSA Research, de nombreux retraités estiment que leur pouvoir d'achat a chuté depuis la cessation de leur activité professionnelle. Ils se sentent en réalité à court de plusieurs centaines d'euros par mois pour vivre confortablement.
Un besoin financier essentiel
D'après les résultats, 67% des plus de 65 ans jugent leur pouvoir d'achat en baisse depuis leur départ à la retraite. D'ailleurs, 59% craignent qu'il diminue encore. Cela s'explique en partie par la pension, qui est souvent inférieure au salaire reçu durant la carrière active, en raison d'un taux de remplacement variant entre 50 et 75%. Ainsi, uniquement 10% des répondants affirment avoir vu leur pouvoir d'achat s'améliorer depuis qu'ils sont à la retraite.
Un manque significatif à combler
En 2024, le revenu moyen par foyer retraité atteint 2 524 € par mois, soit une augmentation notable depuis 2021 de 122 euros. Toutefois, les Français âgés de plus de 65 ans estiment qu'il leur faut en moyenne 531 euros supplémentaires pour vivre confortablement. Pour les couples, ce besoin atteint 597 euros, tandis que les célibataires signalent un manque de 438 euros. Malgré tout, 74% des retraités sont propriétaires de leur logement, ce qui représente un atout par rapport à d'autres ménages, parmi lesquels seuls 57% détiennent leur maison selon l'INSEE.
Cependant, 59% des retraités craignent une nouvelle baisse de leur pouvoir d'achat dans les années à venir, ce qui les pousse à envisager des économies sur divers postes de dépenses tels que l'alimentation, les loisirs ou les déplacements.
Des choix difficiles en matière de santé
En matière de santé, 30% des retraités ont déjà renoncé à des soins médicaux en raison des coûts liés à leur mutuelle. Cette situation est particulièrement préoccupante pour les non-propriétaires et les femmes âgées de 65 à 74 ans. Près de 70% des personnes interrogées craignent également l'augmentation des cotisations de mutuelle. Les soins dentaires et optiques sont souvent cités comme des domaines où le manque de prise en charge indique un reste à charge trop élevé. En outre, 60% des retraités s'inquiètent du manque croissant de professionnels de santé accessibles.







