Le président de la République française, Emmanuel Macron, a effectué une visite au Vatican pour un entretien privilégié avec le pape Léon XIV, marquant un moment remarquable dans les relations diplomatiques. Cette rencontre, centrée sur la situation complexe au Liban et les conflits au Moyen-Orient, a eu lieu près d'un an après l'élection du nouveau pontife. Le président, accompagné de son épouse Brigitte Macron, a été reçu au palais apostolique, où les deux dirigeants ont échangé pendant plus d’une heure, un temps largement supérieur à la moyenne des audiences.
Cette réunion a coïncidé avec une intensification des frappes israéliennes au Liban, soulignant l’urgence des discussions. Selon des sources proches du dossier, la situation au Liban, qui a dernièrement connu une escalade de violence, a suscité une inquiétude commune entre Macron et Léon XIV. Le Saint-Siège est particulièrement attentif à la sécurité et à la stabilité du pays, comme l’a souligné récemment le pape lors de son voyage au Liban. Emmanuel Macron a également exprimé ses préoccupations sur la nécessité d’inclure le pays dans les discussions de paix, en appelant à un cessez-le-feu généralisé.
En plus de ces enjeux, le président français a offert au pape plusieurs cadeaux symboliques, incluant un maillot de l’équipe de France de basketball, et un recueil d'écrits de l'écrivain français Georges Bernanos. Le contenu des échanges entre les deux leaders n’a pas été dévoilé, mais ils ont convenu de l'importance d'une résolution diplomatique durable pour la région.
Andrea Riccardi, fondateur de la communauté catholique Sant’Egidio, a exprimé sa confiance en la capacité de Macron à soutenir les autorités libanaises dans cette période critique, en affirmant : "Macron est un homme de paix, il peut faire beaucoup pour aider". Les deux dirigeants ont également pris position contre les politiques agressives de l'administration Trump.
Macron a également prévu de rencontrer Mgr Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, après cette audience. Cette visite s'inscrit dans un cadre diplomatique élargi, le président souhaitant explorer les perspectives d'une coopération renforcée avec Léon XIV, francophone et francophile, dans un contexte international tendu.







