Après un mois de conflit, le président américain Donald Trump tente de calmer une opinion publique préoccupée par la hausse des prix de l'essence et les répercussions économiques du conflit. Lors de son discours du 28 février, Trump a affirmé que l'opération militaire, nommée "Fureur épique", était en bonne voie et se rapprochait de ses objectifs. Présentant la situation depuis sa résidence en Floride, il a promis que l'Iran subirait "des frappes extrêmement dures" dans les semaines à venir.
Le président, qui venait de réaliser une allocution plus sobre que d'habitude, a vanté les victoires militaires des États-Unis, évoquant des succès "rapides et décisifs" sur le terrain. Cependant, ce discours n'a pas apaisé les marchés, le baril de Brent ayant immédiatement bondi de plus de 4 %, atteignant à nouveau 105 dollars, à la suite de ses déclarations.
Avant sa prise de parole, des sources à la Maison Blanche avaient détaillé les objectifs de l'opération : "détruire" la capacité des missiles iraniens et "garantir" que l'Iran n'accèdera jamais à l'arme nucléaire. Malheureusement, ces initiatives sont mal perçues par une majorité d'Américains, qui s'opposent à la guerre et voient la confiance envers Trump s'éroder dans les sondages récents.
En réponse à la crise des prix de l'essence, qu'il qualifie de "coup de court terme", Trump a soutenu que l'économie américaine restait robuste, bien que les chiffres formels mettent en évidence une inflation galopante. Des analystes s'interrogent cependant sur l'efficacité de sa stratégie militaire, mettant en lumière les conséquences économiques à long terme de ses décisions. Le sénateur démocrate Chris Murphy a exprimé ses doutes, affirmant : "Quiconque regarde ce discours ne sait pas si Trump exacerbe ou apaise le conflit avec l'Iran." Cette incertitude laisse planer l'ombre d'un avenir périlleux tant sur le plan national qu'international.







