Mercredi 1er avril, les garde-côtes italiens ont fait une macabre découverte : 19 migrants décédés dans un bateau abîmé au large de Lampedusa, une île emblématique des traversées en Méditerranée. Parmi les survivants, sept personnes, dont deux enfants, ont été secourues, présentant des signes « d’hypothermie et d’intoxication aux fumées d’hydrocarbures », a rapporté Filippo Mannino, le maire de Lampedusa.
La mission de sauvetage, menée à environ 85 milles marins (135 kilomètres) de l'île, a été décrite par l'agence Ansa. Cela s'est passé dans la nuit où des conditions climatiques extrêmes – vents violents et température de 10 degrés Celsius – ont aggravé la situation. « Tous seraient morts d’hypothermie », a précisé l'agence, soulignant la période dramatique pour ces migrants qui tentent de rejoindre l'Europe.
Lampedusa est souvent le théâtre de tragédies maritimes, et en 2026, déjà 624 individus ont disparu ou trouvé la mort en Méditerranée centrale, selon l'Organisation internationale pour les migrations.
Deux décès dans la Manche
Dans un autre triste épisode, deux migrants ont également perdu la vie mercredi matin dans la Manche, au large de Gravelines, en tentant une traversée clandestine. La préfecture maritime a rapporté qu‘après un appel de détresse, les secours sont intervenus pour aider huit migrants, dont trois en état critique. Malheureusement, deux d'entre eux, un Soudanais et un Afghan, n’ont pas survécu.
Une femme blessée a été transportée à l’hôpital, tandis que les cinq autres, sains et saufs, ont été placés en garde à vue. L’embarcation avait été repérée par la gendarmerie maritime à 07h30 près de Zuydcoote, alors qu'elle se dirigeait vers Gravelines, où des dizaines de personnes attendaient d’embarquer.
Les opérations de recherche se poursuivent, notamment avec un hélicoptère de la Marine nationale. La préfecture maritime a promis d'informer des avancées de la situation, réitérant l'importance de la sécurité en mer.







