Dans une tournure inattendue, le président américain Donald Trump a déclaré que les troupes américaines pourraient quitter l'Iran dans « deux, peut-être trois semaines », affirmant que la conclusion d'un accord avec la République islamique n'était « pas essentielle ». Cette annonce, à l'approche de son discours prévu ce mardi soir, alimente les interrogations sur la cohérence de sa politique étrangère.
Avec la poursuite des bombardements en Iran, le discours de Trump semble fluctuer. Lundi, il avait brandi la menace de lourdes actions militaires, affirmant qu'en cas d'absence d'accord, il était prêt à « anéantir » les installations critiques de l'Iran. Dans une interview, il avait également évoqué la possibilité d'une intervention terrestre. Cependant, son discours a rapidement changé, réduisant la nécessité d'un accord avec Téhéran.
De son côté, Benjamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, a exprimé son désaccord, indiquant que « la campagne contre le régime terroriste se poursuit », malgré les déclarations de Trump. Cette divergence pose question sur l'unité des alliés face au défi iranien.
« Ils se débrouilleront tout seuls »
Trump a également chargé les pays européens de prendre en charge leur approvisionnement énergétique, tout en critiquant la France, qu'il a qualifiée de « très peu coopérative ». Des officiers israéliens, quant à eux, ont fait savoir que les restrictions françaises concernant l'aviation militaire israélienne pourraient entamer les relations bilatérales.
Lors de ce discours très attendu, Trump pourrait encore une fois modifier sa position ou choisir de maintenir le cap. En attendant, ses commentaires résonnent comme des menaces. « Nous partirons très bientôt et si d'autres nations veulent notre soutien, elles devront se débrouiller seules. » Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a également exprimé des doutes sur la collaboration de la France, avertissant que des conséquences pourraient suivre.
Des tensions persistantes avec la France
Les relations entre les États-Unis et la France sont particulièrement tendues. Selon Trump, l'absence de coopération française dans le cadre des opérations militaires risque de renforcer le désir américain de se retirer. Plusieurs sources gouvernementales françaises ont cependant affirmé que leur position n'avait pas changé et qu'elles ne comprenaient pas cette critique.
« La France n'a pas modifié sa politique depuis le début, » a déclaré un porte-parole de l'Élysée. Toutefois, cette situation pourrait avoir des répercussions sur d'autres aspects de la coopération entre les deux nations, notamment en matière militaire. Les observateurs craignent que ces tensions ne compromettent la sécurité collective en Méditerranée.







