La mort brutale de Quentin, un militant de 23 ans affilié au collectif Némésis, survenue le 14 février après une violente agression à Lyon, a provoqué un vif remous au sein de la classe politique. Jean-Luc Mélenchon, leader de La France Insoumise (LFI), a exprimé sa "compassion pour la famille" du défunt, tout en se défendant contre les accusations qui visent son mouvement. Comme le rapporte Le Monde, Mélenchon a déclaré lors d'un meeting électoral à Montpellier : "Nous exprimons notre sidération, mais aussi notre empathie et notre compassion pour la famille, pour les proches".
Les réactions politiques sont variées : certains députés dénoncent la violence, alors que d'autres accusent LFI d'être complice indirecte de cette tragédie. "C'est nous qui sommes agressés, réunion après réunion", a insisté Mélenchon, réfutant les insinuations à l'égard de son parti. "Nous n'avons rien à voir avec cette histoire et ceux qui nous accusent ne font que calomnier".
Nous exprimons notre empathie à la famille du jeune Quentin, mort à l’issue d’une rixe. Nous savons quelle est la douleur d’un parent qui perd un enfant, quelles que soient les opinions portées. Pour nous, la non-violence est un choix philosophique fondamental.
Rima Hassan, qui a récemment présenté une conférence à Sciences Po Lyon, a déclaré que son équipe de sécurité ne recourt jamais à la violence. Elle a précisé que les événements rapportés par certains médias ont eu lieu à un autre moment que la conférence, balayant ainsi toute implication de son équipe dans l'agression de Quentin.
Ainsi, cette affaire soulève non seulement des questions sur la violence en politique, mais également sur la responsabilité des discours qui peuvent inciter à cette dernière.







