La lutte contre les substances illicites s'intensifie à Pierrelatte, suite à un contrôle routier ayant révélé la présence de protoxyde d’azote dans un véhicule. Cette découverte a conduit les gendarmes à perquisitionner une épicerie de nuit, le 31 décembre, où 101 bouteilles de protoxyde d’azote ont été saisies, accompagnées de 150 puffs non autorisées et 60 paquets de cigarettes contrefaites.
Selon des experts en toxicologie, la consommation de protoxyde d’azote est particulièrement préoccupante. Son utilisation récréative peut provoquer des effets néfastes sur la santé, comme le rappelle la préfète de la Drôme, Marie-Aimée Gaspari, qui a récemment renforcé la législation concernant sa vente. "Cette substance peut causer des accidents graves, et sa vente est désormais prohibée, surtout aux mineurs", souligne-t-elle dans un communiqué.
Les autorités pointent du doigt non seulement les risques pour la santé, mais également l'impact sur la sécurité publique. L'épicier, dont l'établissement est toujours en activité malgré sa radiation du Registre du Commerce et des Sociétés, sera prochainement présenté devant la justice. Des enquêtes supplémentaires sont à prévoir pour déterminer l'étendue de son réseau d'approvisionnement.
À l’échelle nationale, les actions similaires se multiplient. Un rapport récent de la Fondation Vinci a mis en lumière l'augmentation des accidents de la route liés à la consommation de ce gaz. Ainsi, il devient crucial de sensibiliser le public sur les dangers du protoxyde d'azote et des produits de contrefaçon dans des lieux tels que les épiceries de nuit, souvent considérées comme des points d'achat sûrs par les jeunes.
Face aux enjeux de santé publique, les collectivités locales et les associations de prévention incitent à renforcer les campagnes d'information sur les risques liés à ces substances. La population est également invitée à signaler toute activité suspecte auprès des autorités.







