Dans un acte choc, un restaurateur de Saint-André-de-Cubzac, en Gironde, a décidé de rendre public le visage d'une femme accusée de lui avoir volé son monnayeur. Ses images, extraites de la vidéosurveillance, ont été partagées sur les réseaux sociaux, suscitant une vague de réactions.
Le commerçant, qui s'est exprimé auprès du Figaro, explique que son intention est de faire reconnaître la voleuse. "Le but, c'est qu’elle puisse être identifiée", précise-t-il, tout en étant conscient des enjeux juridiques auxquels il fait face.
Les faits se sont déroulés rapidement : la suspecte a suert habilement attirer l'attention d'un employé, tandis qu'elle dérobait le butin devant les caméras. Ce n'est que quelques jours plus tard que le restaurateur a découvert le vol, en visionnant les images. Depuis, la situation a évolué : après avoir publié une première photo floutée, il a reçu des témoignages d'autres commerçants du quartier, rapportant qu'ils avaient aussi été victimes du même mode opératoire.
Une vague de solidarité parmi les commerçants
Suite à son acte audacieux, une quinzaine d'autres commerçants ont contacté le restaurateur pour dire qu'ils avaient également reconnu la suspecte. Il semble ainsi que ses actions aient mis en lumière un problème plus vaste de vols dans la région. "Dès le lendemain, d'autres m'ont confirmé avoir été victimes des mêmes larcins", témoigne-t-il.
De graves conséquences juridiques
Cependant, cette démarche, bien que solidaire, est strictement illégale en France. La diffusion de l'image d'un suspect viole la présomption d'innocence, exposant ainsi le restaurateur à de lourdes sanctions pouvant aller jusqu'à un an de prison et 45 000 euros d'amende. Il rétorque avec conviction : "Je ne suis pas là pour m'amuser ; si les commerçants abandonnent à chaque petit préjudice, ces voleurs continuent d'agir impunément." Une enquête de gendarmerie est actuellement en cours, et la suspecte reste insaisissable. "Tout le monde me soutient", se réjouit-il. "Je ne pense pas qu’on me poursuivra."







