Les frappes aériennes ont cessé, laissant place à une guerre des mots. Alors que l'Iran et les États-Unis se sont engagés dans un protocole d'accord visant à 60 jours de négociations pour trouver une issue, la situation reste incertaine. Les récents événements l'ont prouvé : avec Donald Trump, aucun accord ne semble avoir une réelle chance de tenir. Lors d'une visite dans le Golfe, Marco Rubio, secrétaire d'État américain, a vu l'Iran qualifier ce protocole de "déclaration de défaite américaine".
Les mollahs, ayant résisté aux offensives américaines et israéliennes, considèrent que discuter est déjà une victoire, peu importe les pertes militaires. Les déclarations triomphantes des négociateurs iraniens, bien que claires, doivent également résonner à Téhéran.
Quand les États-Unis et Israël ont intensifié leur intervention, l'espoir est brièvement apparu pour le peuple iranien, toujours sous le joug d'un régime sanguinaire. Quatre mois après le déclenchement des hostilités, les Iraniens, et surtout les femmes, demeurent les grands oubliés de ce conflit. Les discussions actuelles ne semblent pas leur offrir des perspectives de liberté. Il est donc crucial d'assurer la neutralisation du nucléaire iranien, la réouverture du détroit d'Ormuz, et la paix au Liban, mais le sort des citoyens iraniens reste éclipsé par le désir de Donald Trump et des mollahs de préserver leurs apparences.
En Iran, le régime ne peut tolérer une image de faiblesse ; la répression reste son unique recours. Tandis qu'aux États-Unis, cette guerre, combattu pour des raisons de politique intérieure, a exacerbé une crise inflationniste. Trump, soucieux de rediriger l’attention sur d'autres préoccupations, semble ignorer les réalités sur le terrain. Qu'importent les millions d'Iraniens soumis à un régime autoritaire qui continue de financer le terrorisme, tant que son image est préservée. Cet échec retentissant soulève d'importantes questions sur l'avenir d'un peuple oublié au cœur d'une tourmente géopolitique.







