Le parquet d'Auch se retrouve sous le feu des projecteurs après le décès de la petite Lyhanna, âgée de 11 ans. Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, n'a pas hésité à critiquer les magistrats locaux, entraînant une vive réaction au sein de la juridiction. Dans les couloirs du tribunal, procureurs et avocats affirment leur solidarité envers Clémence Meyer, la procureure, qui a reçu des menaces de mort.
La découverte tragique du corps de Lyhanna, retrouvé le 4 juin dans un silo à grain à Puycasquier, a enflé les tensions. Pendant plusieurs jours, les opérations de recherche ont mobilisé d'importants moyens mais ont abouti à cette issue désolante. Selon Le Monde, Jérôme Barella, mis en examen, avait déjà été signalé à plusieurs reprises pour des violences sur mineurs entre 2017 et 2025, sans que des actions concrètes ne soient prises à son encontre.
Des magistrats sous pression
Face à la polémique grandissante, Gérald Darmanin a ordonné une enquête administrative, à laquelle se joignent les inspections générales de la gendarmerie et de la justice. Le ministre a accusé les magistrats d'avoir négligé ses directives, entraînant ainsi un climat de méfiance. En parallèle, Emmanuel Macron a exprimé son indignation, insistant sur le caractère inacceptable d'éventuels dysfonctionnements.
Dans ce contexte, les magistrats d'Auch se heurtent à l'incompréhension. Un avocat du barreau du Gers déclare à Franceinfo : "En portant de telles accusations, le gouvernement jette les magistrats et la procureure en pâture avant même que les conclusions de l'enquête n'aient été rendues. C'est inacceptable." Le procès d'assises d'un autre accusé en cours présente également des complications, mettant en lumière la pression croissante sur le système judiciaire dans cette région.







