Le 10 juin, les autorités britanniques ont révélé la détection d'un nouveau cas d'hantavirus. Il concerne une personne habitant l'archipel de Tristan da Cunha, qui a voyagé à bord du navire de croisière MV Hondius, impliqué dans le foyer épidémique identifié en mai dernier. Selon les déclarations faites par le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, treize cas ont été confirmés, ayant résulté en trois décès depuis le début de l'épidémie.
Les autorités ont communiqué que ce cas spécifique a été identifié chez une personne qui avait été considérée comme suspecte pour une exposition sur le MV Hondius, le navire d'où l'épidémie a émergé. Parallèlement, les recherches sont encore en cours, particulièrement en Argentine, pour déterminer l'origine de cette souche virale.
« Le gouvernement britannique a confirmé un cas à Tristan da Cunha chez une personne suspectée d'être exposée à bord du MV Hondius », a expliqué Ghebreyesus dans un message partagé sur la plateforme sociale X. Au 10 juin, aucun nouveau décès n'a été signalé depuis le 2 mai, suggérant que le risque d'une pandémie à grande échelle est actuellement écarté, bien que des cas contacts, y compris en France, soient toujours isolés.
Treize cas et trois décès
Le message d'Adhanom Ghebreyesus détaille que treize cas ont été confirmés jusqu'à présent, dont trois ont conduit au décès. Le risque d'une pandémie est actuellement jugé faible, mais des mesures de précaution sont en place.
En Argentine, les investigations continuent pour identifier le point de départ de l'épidémie, avec l'élargissement des zones de recherche. Le MV Hondius a quitté Ushuaia avant que les premiers cas n'apparaissent, et les experts estiment que la souche virale pourrait provenir de rongeurs. Ainsi, des tests sont effectués dans le parc national Tierra del Fuego où des échantillons ont été prélevés sur plus de 150 rongeurs, d'après le ministère argentin de la Santé.
Le cas de Tristan da Cunha rappelle l'importance de la vigilance sanitaire face à l'émergence de maladies liées à des zoonoses. Les expériences passées ont montré qu'une réaction rapide et coordonnée est cruciale pour limiter les impacts sur la santé publique.







