L'ancien directeur de campagne de Jean-Michel Aulas, qui avait tenté de conquérir la mairie de Lyon au printemps dernier, fait face à une grave accusation. Une élue du centre-droit a déposé une plainte pour viol par soumission chimique. Roman Abreu, décrit comme un conseiller influent, était pressenti pour contribuer à la campagne présidentielle de Gabriel Attal.
Ce qui semblait être un parcours professionnel prometteur prend un tournant inquiétant. Selon BFM Lyon, la plaignante, qui a souhaité rester anonyme, est une figure bien connue du mouvement Génération Aulas. Elle a informé les autorités en mi-mai, révélant que l'incident s'était produit dans un hôtel luxueux de Lyon, suite à une cérémonie en janvier.
Un avocat, contacté par Le Figaro, a regretté que cet événement tragique ait nécessité tant de temps pour être porté à l'attention des autorités. "Le viol a bien eu lieu, et il est essentiel que la vérité soit entendue", a-t-il affirmé.
Roman Abreu, dans une interview avec BFM Lyon, a nié toutes les accusations, qualifiant la relation de "consentie". Cependant, beaucoup s'interrogent maintenant sur l'impact de cette affaire sur la campagne de Jean-Michel Aulas. L'ex-président de l'Olympique Lyonnais, se remémorant les événements, a partagé : "J'ai été informé le 13 février, et bien que j'ai encouragé la victime à se manifester, elle ne s'est pas sentie prête".
Le responsable de la défaite de Jean-Michel Aulas ?
Roman Abreu n'était pas un inconnu dans le monde politique. Considéré comme l'éminence grise d'Aulas, il a joué un rôle clé lors de la campagne municipale. Son agence de communication, 2017 — en référence à l'année de l'élection d'Emmanuel Macron —, avait déjà contribué à sa notoriété. Depuis 2022, il travaillait en étroite collaboration avec Aulas lors de la vente du club à John Textor.
Cette affaire soulève de nombreuses questions sur l'intégrité des personnes impliquées et pourrait bien ternir l'image de ceux qui étaient associés à Roman Abreu, en particulier en ce qui concerne la future candidature de Jean-Michel Aulas.







