Jérôme Barella, suspect dans le décès tragique de la petite Lyhanna, doit à nouveau comparaître devant le juge d'instruction d'Agen suite à sa mise en examen récente. Une requalification du chef d'accusation vers le meurtre est attendue, augmentant ainsi l'audience de cette affaire qui grippe l'opinion publique.
Les obsèques de Lyhanna, prévues pour vendredi à 14h30 au cimetière de Fleurance, se dérouleront "dans la plus stricte intimité", comme l'a souligné l'avocat de la famille. En hommage à la fillette, l'association des maires du Gers appelle à un moment de recueillement, drapeaux en berne, en ce jour tragique.
Le frère de Jérôme Barella, Yannick, a récemment été mis en examen pour des accusations de viol sur ses anciennes compagnes, suscitant l'indignation et l'intérêt des médias. Il a toutefois été remis en liberté.
Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a exprimé lors d'une récente séance au Sénat son incompréhension concernant le traitement de la plainte déposée contre Barella en août 2025. "Il est incompréhensible que le mis en cause n'ait été entendu, mis en garde à vue", a-t-il affirmé, ajoutant que cela ne devrait pas être la norme en France.
En parallèle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a reconnu un problème de moyens dans le système judiciaire, bien qu'il ait affirmé que cela ne s'appliquait pas à l'affaire Lyhanna. Il a annoncé qu'un décret serait émis pour obliger la motivation des classements sans suite dans les affaires criminelles touchant des mineurs.
Enfin, un sondage Elabe révèle que 77 % des Français estiment que leurs enfants ne sont pas en sécurité dans la société actuelle, avec plus de 80 % jugeant que l'État et le gouvernement ne font pas suffisamment pour lutter contre la violence faite aux enfants.
Les résultats d'autopsie tant attendus pourraient apporter des éclaircissements sur les causes du décès de Lyhanna ainsi que sur d'éventuelles traces d'agression sexuelle.







