Jérôme Barella, soupçonné dans l'affaire de la disparition de la petite Lyhanna, fait face à plusieurs plaintes pour violences sexuelles sur mineurs. La mère d'une fillette de 12 ans, qui a déposé plainte en août dernier, a accepté de s'exprimer au micro du 20 heures de France 2.
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Dans l'intimité de son foyer, elle se livre sur l'homme qui a bouleversé sa vie et celle de sa fille. En 2024, elle a rencontré Jérôme Barella, dont sa fille était très proche. "Je connaissais sa vie, ses problèmes de couple, pour moi c'était un ami. Il me disait : 'Je suis sur Auch, est-ce que tu veux que je récupère ta fille ?'. Comme beaucoup de mamans célibataires, on accepte, croyant qu'il vient en aide", explique-t-elle.
Cette année-là, sa fille, alors âgée de 11 ans, lui confie avoir été victime d'agressions sexuelles pendant près d'un an, dans la maison du suspect située à Montestruc, dans le Gers. "C'est un père de famille qui a pu faire ça. Je n'aurais jamais pu l'imaginer. Pourquoi ma fille ?", s'interroge-t-elle, le cœur lourd.
Une plainte contre l'État envisageable
En août, elle décide de porter plainte à la gendarmerie de Plaisance-du-Touch, où elle déclare que les forces de l'ordre ont été diligentes au début. Cependant, lorsque le dossier est transmis au parquet du Gers à la fin de l'année 2025, les nouvelles se font rares. "J’appele chaque lundi matin pour obtenir des informations. Finalement, on me menace de porter plainte pour harcèlement si je continue à les contacter", raconte-t-elle.
Durant neuf mois, Jérôme Barella n'a pas été interrogé. Bien que celle-ci alerte les enquêteurs sur la possibilité de nouvelles agressions, leur réponse reste vague : "On s'en occupe". Son amertume se double d'un profond sentiment de culpabilité : "Je regrette amèrement. J’ai ce sentiment que tout le monde sait que ma fille a été violée, comme si c'était écrit sur mon front. J'ai l'impression d'être une mauvaise mère". Elle envisage maintenant de porter plainte contre l'État pour inaction, écho d'une indignation partagée par de nombreuses victimes et leurs familles, selon les déclarations de divers représentants d'organisations dédiées aux droits des enfants.







