Ce jeudi, la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, avec le soutien des représentants de la gendarmerie, de la police et du Parquet de Pau, a tenu une conférence dédiée à la problématique croissante des violences intrafamiliales et sexuelles dans le département. Les constatations sont alarmantes.
Les statistiques révèlent une augmentation de 10 % des violences intrafamiliales en 2025 par rapport à l'année précédente, comme l'indiquent les données fournies par les autorités locales. Cette tendance alarmante est décrite comme une "augmentation annuelle" par le directeur interdépartemental des services de sécurité du département. D'après les précisions fournies par les services de l'État, ce phénomène peut être attribué à la libération de la parole et à un meilleur accompagnement des victimes, favorisant ainsi un environnement où ces dernières se sentent plus en sécurité pour signaler leurs agresseurs.
Les violences sexuelles, quant à elles, ont connu un bond de 22 % en 2025, un chiffre qui dépasse la moyenne nationale de 14 points, ce qui soulève des inquiétudes parmi les experts. Ces derniers soulignent que la prise de conscience et l'accès accru aux ressources de soutien sont essentiels, mais ils insistent également sur la nécessité d'une action préventive concertée.
Une différence notable entre zones urbaines et rurales
Le dernier bilan révèle aussi une distinction frappante entre les zones urbaines et rurales. Dans les zones couvertes par la police, telles que Pau et ses communes environnantes comme Bizanos et Lescar, on observe une hausse de 15 % des victimes de violences intrafamiliales en 2025 par rapport à 2024. Dans les zones rurales, sous la jurisdiction de la gendarmerie, l'augmentation est plus faible, à 3 %. Les forces de l'ordre et la préfecture notent que ces disparités peuvent s'expliquer par divers facteurs, y compris la densité associative, les formations des agents de sécurité, et la taille des agglomérations.
Une tendance plus encourageante se dessine cependant, puisque les quatre premiers mois de 2026 ont enregistré une légère diminution des violences : une baisse de 5.3 % des violences sexuelles et sexistes a été constatée entre janvier et avril de cette année. Cette nouvelle laisse entrevoir l'espoir d'un changement si les efforts se poursuivent.
Malgré cette lueur d'espoir, la situation nécessite une vigilance et des actions concrètes pour protéger les victimes et prévenir de futurs incidents. Les communautés doivent se mobiliser pour créer des espaces sûrs et renforcer les dispositifs d'accompagnement des victimes dans tout le département.







