Une mère de famille, visiblement en détresse, a contacté notre rédaction pour évoquer une situation des plus graves. Le 22 août 2025, elle a porté plainte en Haute-Garonne, accusant le père d'une amie de sa fille d'avoir commis des actes abominables sur sa fille de 10 ans.
Ce nom, Jérôme B., désormais largement médiatisé, est mis en lumière après qu'il a été mis en examen pour la disparition de Lyhanna. Sa mère, désespérée, déplore que si les autorités avaient traité sa plainte de manière adéquate, la petite Lyhanna aurait peut-être été épargnée de ce sort.
Les événements récents montrent une complexité inquiétante. Le parquet de Toulouse a été informé de la plainte le 15 octobre 2025, mais a transféré le dossier au parquet d'Auch, en raison du lieu présumé des faits. Selon nos informations, l'enquête préliminaire semble piétiner, et le parquet d'Auch n'a pas fourni de mises à jour.
Encore jamais interrogé, selon son avocate
Le vide autour de l’accusation de Jérôme B. soulève des interrogations. Son avocate, Me Vasquez, a été claire : "Mon client est présumé innocent et n’a jamais été entendu dans le cadre de cette enquête". Pourtant, la lenteur du processus suscite des questions légitimes : pourquoi n'a-t-il pas été placé en garde à vue pour des accusations aussi graves?
Les conséquences de ces défaillances pourraient avoir des implications dramatiques. La mère de Rosa, la victime présumée, a déclaré que sa fille avait changé de comportement en raison des abus qu'elle aurait subis de la part de Jérôme B. Au moment de leur rencontre, lors de cours de sport, plusieurs visites à son domicile ont eu lieu, amplifiant ainsi les préoccupations. "Nous avons tenté de répondre à ses interrogations, allant jusqu'à pleurer avec elle en partageant sa douleur", raconte la mère, ébranlée par les révélations.
Ce cas, tragique en soi, interpelle sur la réactivité des autorités face aux plaintes pour viols sur mineures, un manque de diligence qui pourrait ternir davantage l'affaire. Des experts en droit et des avocats plaidant pour la reconnaissance et la protection des victimes craignent que si la justice n'agit pas rapidement, des innocents peuvent en pâtir davantage. C'est un appel à la vigilance et à l'action dans le traitement des plaintes de victimes, souvent les plus fragiles de notre société.







