Lyhanna, une jeune collégienne de 11 ans, a disparu depuis le vendredi 29 mai à Fleurance, dans le Gers. Le père d'une de ses amies a été mis en examen et incarcéré pour « séquestration » le 1er juin. Cet homme aurait déjà été signalé pour des comportements inappropriés envers plusieurs jeunes filles.
Dans la petite commune de Fleurance, où la population est d'environ 6 000 habitants, les recherches pour retrouver Lyhanna se poursuivent. Plus de 180 gendarmes sont mobilisés, sondant les zones boisées et les plans d'eau environnants. Interrogé par RTL le 2 juin, l'avocat des parents, Maître François Roujou de Boubée, a affirmé que la famille garde l'espoir de retrouver leur fille vivante. Les émotions sont partagées entre l'angoisse et une résilience admirable.
Les parents de Lyhanna sont convaincus que leur fille n'est pas partie d'elle-même. « Pour moi, c'est une certitude, elle a été enlevée », expose son père dans un entretien accordé à France Télévisions. Une enquête pour enlèvement et séquestration a été ouverte par le parquet d'Agen, menant à l'interpellation d'un suspect âgé de 41 ans, actuellement en détention.
Un comportement troublant à l'origine des soupçons
Lyhanna a été vue pour la dernière fois dans le véhicule de cet habitant de Montestruc-sur-Gers, qui reconnaît sa présence mais conteste toute implication. Il prétend l'avoir déposée à la piscine municipale, un kilomètre plus loin. Cependant, ses déclarations ont été jugées incohérentes par le parquet d'Auch, qui estime que les preuves suffisent à justifier une enquête judiciaire.
Ce suspect n'est pas étranger à la famille de Lyhanna, étant le père d'une de ses amies. L'avocat a signalé que les parents ont drastiquement rompu le contact. Lors d'une soirée pyjama, cet homme pourrait avoir eu un « comportement déplacé » avec l'une des amies de sa fille. « On parle de contacts physiques inappropriés, mais pas d'agression sexuelle », précise l'avocat.
Pour en apprendre davantage sur le profil du suspect, une enquête approfondie est menée par le pôle criminel d'Agen. Selon BFMTV, cet homme, qui n'avait pas de mention au casier judiciaire, avait été agent d'entretien dans un établissement scolaire avant d'être licencié pour des comportements inappropriés, ayant envoyé des messages insistants à une élève via Snapchat.







