Installée à Audenge depuis cinq mois, Romy, une tatoueuse passionnée, n'imaginait pas se retrouver face à un phénomène aussi dérangeant : la réception régulière de photos intimes non sollicitées via ses réseaux sociaux. Dans un aperçu inquiétant de la réalité actuelle, elle partage son expérience, révélant que de nombreux individus prennent d'abord contact sous prétexte de demander un devis ou un tatouage, pour ensuite envoyer des contenus inappropriés.
« C'est un comportement de plus en plus courant. Les réseaux sociaux donnent un sentiment d'anonymat qui pousse à franchir des lignes », explique Romy. En réaction, elle a dû adapter son organisation professionnelle, refusant la plupart des rendez-vous avec des hommes et investissant dans la sécurité de son salon en y installant des caméras de surveillance.
Son associée lui apporte son soutien, rapportant à son tour avoir constaté des comportements similaires envers d'autres tatoueuses. Ensemble, elles s'engagent à dénoncer ces actes inacceptables, allant jusqu'à envisager des poursuites judiciaires. Selon une avocate contactée, ces actions peuvent être qualifiées de harcèlement sexuel ou de cyberharcèlement, des offenses passibles de deux ans d'emprisonnement et d'amendes pouvant atteindre 30 000 euros.
Romy appelle à une prise de conscience collective concernant le harcèlement en ligne, un sujet discuté récemment par de nombreux médias en France, qui mettent en avant les dangers persistants des interactions numériques. Elle espère que son témoignage incitera d'autres victimes à s'exprimer et à prendre position contre ces comportements délictueux.







