Trois jeunes âgés de 18 à 20 ans ont été interpellés à Montpellier, dans la nuit de lundi à mardi, alors qu’ils circulaient en voiture dans le quartier des Cévennes. À bord de leur véhicule, les policiers ont découvert un drone, accompagné de 12 batteries de rechange, ainsi que neuf paquets mystérieux portant des surnoms intrigants.
Les fouilles ont révélé la présence de 200 grammes de résine de cannabis, 50 grammes d'herbe, des cartes SIM, de l'alcool, des cigarettes, un couteau, des cachets de prégabaline, un anti-épileptique souvent détourné, et même des manettes de jeu vidéo. La constatation de ces différents éléments laisse perplexes les enquêteurs.
Paquets livrés en prison par drone
Le conducteur, qui roulait sans permis et sans assurance, a également vu un pistolet automatique, ainsi que ses munitions, saisis à son encontre. Selon des sources policières, les deux autres suspects étaient manifestement impliqués dans des "livraisons de colis" en milieu carcéral. Leurs actions soulèvent des interrogations sur l’utilisation croissante des drones pour la contrebande en prison.
Les trois individus devraient comparaître en justice ce jeudi après-midi, en procédure immédiate. Cette affaire met en lumière non seulement l'ingéniosité des méthodes de livraison de drogues, mais également les défis croissants auxquels font face les forces de l'ordre dans la lutte contre le trafic de stupéfiants.







