En 2026, le monde entre dans une ère où l'ordre international est en profonde mutation. Après une longue période de gouvernance mondiale, nous assistons à la fragmentation des spheres d'influence. Selon l'analyse du quotidien français, Le Monde, la situation actuelle se caractérise par la montée des tensions entre les États-Unis et la Chine, désormais rivaux technologiques majeurs. La compétition n’est plus que diplomatique : elle se construit autour de la maîtrise des flux de ressources.
Ce duel technologique se déroule au cœur de chaînes d'approvisionnement globales, révélant un nouvel équilibre de pouvoir. D’un côté, la puissance américaine se manifeste par la domination dans le secteur de l’intelligence artificielle et du silicium, tandis que, de l’autre, la Chine s'affirme comme un acteur indiscutable de l'innovation. Dans ce contexte, Barry Naughton, expert en économie chinoise, souligne l'importance de la résilience logistique, pointant que 'la capacité à sécuriser des ressources clés comme le lithium et le cobalt devient une question de survie économique.'
Dans cet espace mondial en reconfiguration, le Sud global, longtemps considéré comme un simple récepteur de politiques extérieures, se transforme. Le bloc élargi des Brics, composé de nations comme l'Inde et le Brésil, propose une alternative aux pays occidentaux, multipliant les transactions en monnaies locales. Comme l’écrit le journal Les Échos, 'ces nations sont en train de remodeler leur rôle sur la scène mondiale, remettant en question l’hégémonie monétaire du dollar.'
Dans cette nouvelle froide, la sécurité économique devient primordiale, les nations cherchant à 'rapatrier' et 'sanctuariser' leurs productions stratégiques. Les experts évoquent l'émergence d'une 'sécuronomie', où les intérêts économiques sont de plus en plus liés à des enjeux de sécurité nationale. Ce phénomène remet en cause la logique du libre-échange qui a prévalu durant des décennies.
Les corridors économiques émergents, comme le corridor Inde-Moyen-Orient-Europe (IMEC), constitueront des artères vitales pour ces nouvelles alliances. Ces projets, qui deviennent des enjeux stratégiques, témoignent du nouveau paradigme mondial : celui où l'économie est devenue une arme de coercition, selon le rapport du think tank Politique & Stratégie.
Cependant, la rivalité croissante entraîne également une guerre numérique entre nations, où les cyberattaques et l'utilisation de la désinformation sont des outils qui pourraient redéfinir les rapports de force à l'échelle globale. Les nations renforcent leurs infrastructures contre cette menace diffuse, cherchant à protéger non seulement leur sécurité mais aussi leur cohésion sociale. Comme l'affirme le spécialiste en cybersécurité, Dr. Boris Tordjman, 'notre monde est de plus en plus vulnérable aux attaques non conventionnelles, et cela change la dynamique de notre défense.'







