Dans un mouvement stratégique visant à moderniser ses systèmes de transport, l'Île-de-France annonce la mise en concurrence de quatre lignes de train régional et sept lignes de tramway, d'ici à 2027. Après l'ouverture des bus à la concurrence en 2021, cette initiative marque une nouvelle étape dans l'évolution des transports publics de la région.
Le conseil d'administration d'Ile-de-France Mobilités (IDFM), dirigé par Laurent Probst, examinera ce projet le 2 juillet prochain. Cette décision pourrait redéfinir la gestion des transports dans la région capitale, aujourd'hui largement dépendante de SNCF Voyageurs et de la RATP.
Le premier lot ferroviaire concerne la ligne U, qui assure la liaison entre La Défense et Trappes. Elle transporte près de 52.000 usagers quotidiennement, tandis que le second lot, regroupant le RER D, la ligne H et la ligne K, totalise environ 924.000 voyageurs par jour. Ces lignes partageant les mêmes infrastructures techniques, elles seraient attribuées à un unique opérateur.
Pour les tramways, actuellement gérés exclusivement par la RATP, trois lots distincts seront également mis aux enchères. Les lignes T3A, T3B et T10, qui transportent ensemble 580.000 passagers par jour, seront les premières à faire l'objet d'un appel d'offres. Elles utilisent des rames Citadis d'Alstom, garantissant un entretien plus efficace.
Le deuxième lot comprendra les lignes T5, T6, T7 et T8, qui, avec 370.000 voyageurs par jour, représentent un enjeu majeur pour la mobilité locale. Enfin, le troisième lot touchera la ligne T1 et la ligne T2, reliant différents quartiers au nord et à l'ouest de Paris, avec une capacité de transport similaire.
Au total, cette transition concerne environ 1.500 agents. Des propositions de transfert vers les nouvelles entreprises opérantes seront mises en place pour assurer un passage en douceur. Selon M. Probst, l'attitude de la RATP a été constructive tout au long de ce processus.
Les appels d'offres seront lancés dans l'année suivante avec une attribution prévue d'ici 2030. En parallèle, l'ensemble des 1.900 lignes de bus en Île-de-France est déjà en voie d'ouverture à la concurrence, renforçant l'efficacité et l'accessibilité des services.
L'avenir des transports publics en Île-de-France semble prometteur, avec l'ouverture des lignes RER A et B, ainsi que du métro parisien, à la concurrence prévue avant 2040. Cette dynamique pourrait transformer radicalement le paysage des transports dans la région.







