En janvier 2026, une salle de yoga de San Francisco a été la cible d'un cambriolage audacieux. Un homme a dérobé des shorts de yoga avant de s'évader à bord d'un robotaxi de Waymo. Étonnamment, malgré les multiples caméras intégrées à ces véhicules, l'identité du cambrioleur reste un mystère, ce qui soulève des questions sur l'efficacité de la technologie de surveillance.
Ce fait divers a été rapporté par le San Francisco Chronicle le 4 juin 2026. Le voleur a réussi à s'en sortir, et ce, malgré l'utilisation d'un taxi autonome de Google truffé de caméras (29 au total, y compris à l'intérieur), rendant la situation encore plus ironique.
Des images introuvables et un brouillage pour respecter la vie privée
Le manque de preuves photographiques a empêché l'identification du suspect. Les images des vidéosurveillance sont désormais introuvables, la police ayant tardé à obtenir un mandat de perquisition. Selon TechCrunch, cela soulève des inquiétudes concernant la politique de conservation des données de Waymo, qui ne précise pas la durée de stockage des images.
Par ailleurs, les enregistrements extérieurs étaient floutés à cause de mesures de protection de la vie privée, rendant toute identification impossible. En dépit de la réservation effectuée via un compte, toutes les informations exploitables se sont révélées insuffisantes pour aider les enquêteurs. Un usage présumé d'un téléphone jetable et de fausses informations a facilité l'évasion du voleur.
Une affaire qui pourrait faire date
Bien que ce vol de vêtements de yoga soit anodin, il pose des questions de sécurité plus larges. Que se passerait-il si un individu malveillant exploitait un service de robotaxi pour des actes criminels plus graves ?
« Je pensais que l'affaire serait plus facile à résoudre dans un Waymo », a déclaré, déçu, le sergent Tim Faye, en charge de l'enquête.
Waymo n'utilise pas de technologies biométriques pour identifier ses clients. La société insiste sur la nécessité d'un mandat valide avant de fournir des informations aux autorités. Un précédent cas en 2025 a montré que la police pouvait récupérer certains suspects grâce à des manœuvres techniques, mais ce n’était pas le cas ici.
À l'avenir, la ligne de démarcation entre respect de la vie privée et sécurité sera centrale alors que les entreprises technologiques déploient des services de taxis autonomes dans des environnements urbains, remettant en question leur responsabilité face à la criminalité.







