Une vingtaine de professionnels du secteur médico-social se sont rassemblés le mardi 26 mai devant la Maison départementale des personnes en situation de handicap (MDPH) du Gard à Nîmes. Cette action vise à dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail ainsi que le manque de reconnaissance de leur profession.
Parmi eux, on retrouve des auxiliaires de vie, des éducateurs spécialisés et d'anciens membres de l'aide sociale à l'enfance (ASE), qui soulignent tous une réalité préoccupante : "nos conditions de travail se dégradent". Leur rassemblement, qui a eu lieu entre 11h et 14h, a été ponctué d'échanges, de prises de parole et de distribution de tracts sur le boulevard Salvador Allende.
Un manque de personnel qui se fait cruellement ressentir
Priscilia, auxiliaire de vie depuis plus de dix ans, décrit son quotidien : "on se demande à quelle sauce on va être mangé". Elle évoque un recrutement nettement insuffisant, incapable de compenser les départs en congé maladie ou à la retraite. "Je reçois de nombreuses demandes de remplacement et je dois prendre en charge un nombre croissant de bénéficiaires", ce qui affecte la qualité de son travail et augmente la pression physique. "Je suis usée", déclare-t-elle après une séance chez le kiné pour des douleurs liées à son activité. Malgré cela, elle ne renonce pas : "Notre métier est essentiel et précieux".
Des métiers souffrant d'un manque de valorisation
Le renouvellement du personnel est d'autant plus complexe que ces métiers manquent d'attractivité. L'une de ses collègues, avec un sourire désabusé, lance : "Bah oui, ça ne fait pas rêver !" Un éducateur spécialisé renchérit : "Travailler dur pour un salaire médiocre, ça ne dure pas". Les enjeux humanitaires et financiers sont flagrant. Les associations du secteur espèrent un soutien accru de la part des pouvoirs publics et des collectivités territoriales, comme l'a rapporté Radio France.







