Préparez-vous à une nouvelle réalité dans le métro et les trains. Dans quelques mois, des agents de sûreté de la SNCF et de la RATP seront armés de pistolets à impulsions électriques (PIE). Cette décision a été officialisée par un arrêté publié le 10 mai dernier, qui détaille les conditions d’expérimentation pour ces armes dites "non létales".
Selon le ministère des Transports, cette initiative, prévue pour une durée de trois ans, vise à mieux gérer les incidents violents sur le réseau ferroviaire et les transports en commun.
Les agents concernés
L’expérimentation prendra place dans plusieurs lieux stratégiques, incluant les grandes gares comme Lyon Part-Dieu, Marseille Saint-Charles, et les lignes de RER D et E en Île-de-France. Environ 10% des agents de la police ferroviaire, soit entre 300 et 400 individus, seront impliqués. La SNCF et la RATP ont déjà des équipes formées et assermentées, autorisées à porter des armes létales.
Conditions d’utilisation
Avant d’utiliser ces armes, les agents devront suivre une formation théorique et pratique d’au moins 18 heures, incluant du tir. L’arrêté précise que l’arme ne doit pas être utilisée contre les enfants, les femmes enceintes ou les conducteurs de véhicules en mouvement.
Cette expérimentation s'inscrit dans un cadre légal, bien que son intégration ait subi des complications administratives, comme l’a rappelé Midi Libre.
Pourquoi cette mesure ?
Pour Nicolas Calonne, expert en sécurité pour UNSA-Ferroviaire, cette demande de "moyen de force intermédiaire" constitue une réponse nécessaire face à la recrudescence des incidents. Il souligne que ces outils peuvent prévenir une montée de panique, en évitant d’avoir recours à une arme à feu.
Alors que la délinquance dans les transports a globalement diminué de 2% depuis 2016, les statistiques de 2024 montrent une hausse des vols avec violence et des agressions sexuelles. Les autorités espèrent que cette mesure permettra de renforcer la sécurité et de garantir un meilleur environnement aux usagers.
En espérant que cette initiative se traduise par une amélioration concrète de la sécurité dans les transports, les agents, comme les utilisateurs, demeurent dans l'attente des résultats de cette expérimentation.







