Le président américain a annoncé un durcissement des sanctions visant Cuba, pointant du doigt l'île comme une "menace exceptionnelle" pour la sécurité nationale des États-Unis. Ce nouveau lot de restrictions, édicté par décret présidentiel, cible en particulier les institutions financières étrangères qui interagissent avec le gouvernement cubain, ainsi que des mesures restrictives sur l'immigration.
Dans son décret, Donald Trump s'attaque à des entités et individus exerçant dans les secteurs de l'énergie, des mines et d'autres services, tout en sanctionnant ceux reconnus coupables de "violations graves des droits de l'homme". Cette décision intervient alors que Cuba traverse une crise économique sévère, marquée par des coupures d'électricité régulières, comme rapporté par BFMTV.
Depuis le début de l'année, les importations de pétrole en provenance du Venezuela, principal soutien énergétique de l'île, ont été interrompues. Outre l'embargo américain en place depuis 1962, un blocus pétrolier a été décrété, ne permettant l'arrivée que d'un unique pétrolier russe depuis lors.
Washington accuse le gouvernement cubain de "nuire aux États-Unis"
Les responsables américains soutiennent que les actions du gouvernement cubain ont pour but de porter préjudice aux États-Unis, en contravention avec "les valeurs des sociétés libres et démocratiques". Ce décret du 1er mai réactive des tensions héritées de la Guerre froide, le régime cubain étant situé à moins de 150 kilomètres de la Floride.
Cette annonce coïncide avec les commémorations du 1er mai à Cuba, où un défilé a été organisé devant l'ambassade américaine à La Havane pour "défendre la patrie" et dénoncer les menaces d'agression militaire.







