Le ministre turc des Transports, Abdulkadir Uraloglu, a annoncé le 4 avril qu'un second navire turc a traversé le détroit d'Ormuz. Il a précisé que parmi les quinze navires turcs présents au moment des complications, deux ont déjà effectué le passage. « Cela est possible grâce à nos efforts ainsi qu'à leur utilisation des ports iraniens », a-t-il commenté sur CNN Turk, sans toutefois mentionner la date précise de ce passage.
Les navires concernés, identifiés comme Rozana et Neraki, ont pu traverser grâce à des initiatives diplomatiques, selon une infographie ministérielle diffusée pendant l'entretien. Uraloglu a également indiqué que, parmi les navires restés bloqués, seules neuf demandes de traversée avaient été formulées. Il a rappelé que quatres navires n'étaient pas en attente de départ, tandis que deux autres, stationnés, attendent un retour à la normalité dans la région.
Une dynamique maritime sous tension
Récemment, un porte-conteneur français de CMA-CGM et un méthanier japonais ont effectué une traversée similaire, marquant un tournant depuis la quasi-fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran suite à l'escalade du conflit au Moyen-Orient, selon des données de suivi maritime de l'AFP. Ce passage remet en lumière les tensions qui persistent dans la région, malgré des stratégies de navigation calculées.
Des sources gouvernementales suggèrent que l'Iran pratique des péages informels et favorise les navires des pays jugés amicaux, tout en menaçant ceux liés à des États perçus comme hostiles. Les actions iraniennes suivent une escalade dans les tensions militaires, accentuées par les frappes américano-israéliennes du 28 février, entraînant des répercussions sur les marchés mondiaux de l'énergie.
Ce contexte souligne un jeu complexe d'accords maritimes en cours alors que le Moyen-Orient traverse une période critique. Le rôle des voies navigables et leur sécurisation est essentiel pour l'économie mondiale, signalant la nécessité d'une diplomatie maritime accrue dans cette zone stratégique.







