Face à l'incapacité de son locataire à régler les loyers, un propriétaire d'Auch, dans le Gers, a décidé de prendre les choses en main en coupant lui-même l'électricité de sa dépendance ce mercredi 1er avril.
« Que j’aie le droit ou pas, je m’en fous. » C’est par ces mots que Michel a justifié son acte, rapportent nos confrères de La Dépêche. Après des mois de tensions, ce propriétaire a décidé de s’affranchir des lenteurs de la justice en mettant à exécution sa menace : couper le courant au locataire qui faisait face à une procédure d'expulsion interminable.
Cette affaire débute en avril 2024, lorsque le contrat de location stipule un loyer mensuel de 600 euros. Le locataire s'engageait en plus à contribuer à l'installation de panneaux solaires, mais la situation se détériore rapidement. Dès septembre de la même année, il cesse de payer, d'abord l’électricité, puis les loyers. Malgré un congé donné en janvier 2025, le locataire reste dans les lieux.
« Je veux partir » : la défense du locataire
Dans son jugement rendu le 13 janvier 2026, la justice ordonne l'expulsion du locataire, condamné à régler plus de 7 700 euros d'impayés. Trois mois plus tard, il est toujours présent. Le propriétaire, Michel, évoque désormais une dette totale s’élevant à 12 000 euros. Ce jour-là, en présence des gendarmes, il passe à l'acte et coupe l’alimentation électrique.
De son côté, Jean-Louis, le locataire, plaide sa bonne foi. « Je n’ai pas de boulot. On me reconnaît coupable, je veux partir, mais c’est une vengeance personnelle », explique-t-il. Un témoignage emblématique des tensions qui peuvent exister entre propriétaires et locataires en difficulté.
Il est crucial de rappeler qu’en France, même dans des situations d’impayés, couper l'électricité à un locataire est illégal, une protection des droits des occupants qui soulève des débats autour de la justice et des recours possibles pour les propriétaires.







