La situation des stations-service en France est de plus en plus préoccupante. Plus de 1 600 d’entre elles ont signalé une rupture d’au moins un type de carburant, un phénomène largement attribué aux conséquences de la guerre en cours au Moyen-Orient et au blocage stratégique du détroit d’Ormuz par l’Iran, touchant ainsi le commerce des hydrocarbures.
Mercredi, la ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon, a essayé de rassurer la population en affirmant que « moins de 10 % des stations avaient des difficultés totales ou partielles ». Cependant, une enquête menée par France Info a révélé que 14 % des stations étaient déjà en rupture sur au moins un carburant au moment de sa déclaration.
Ruptures : quels sont les carburants les plus touchés ?
Les chiffres publiés par le ministère de l’Économie ce jeudi matin confirment la gravité de la situation : 16 % des stations-service (environ 1 600) manquaient d'un ou plusieurs carburants. Parmi elles, un millier n'avaient pas de gazole, représentant 10 % du total, tandis que 6 % manquaient de sans plomb 98, 5 % de E10 et près de 4 % de sans plomb 95. Les ruptures concernent principalement des stations TotalEnergies, selon Maud Bregeon.
Des stations prises d'assaut
Face à la montée des prix, les automobilistes se sont précipités vers les pompes, désireux de profiter des plafonnements tarifaires prévus jusqu’au 7 avril, à savoir 1,99 € le litre pour l’essence et 2,09 € le litre pour le gazole. Ces tarifs contrastent avec les prix actuels qui frôlent les 3 € dans certaines stations.
Des nouvelles aides ciblées prévues
Le Premier ministre a annoncé que des aides ciblées pourraient être mises en place pour soutenir les Français dans cette période difficile. « Je suis favorable à ce qu’il y ait des aides ciblées », a-t-il déclaré, laissant entendre que des propositions seront formulées en début de semaine prochaine. Cependant, aucune mesure concrète pour aider les automobilistes n'est pour l’instant en vue.
En attendant, la situation pourrait s’aggraver si le conflit au Moyen-Orient perdure, impactant davantage le marché de l’énergie. Les experts s’inquiètent des répercussions à long terme sur les prix et la disponibilité des carburants en France. De nombreux citoyens se mobilisent afin de trouver des alternatives à la voiture individuelle, d’autant que la pression sur les stations-service ne fait que grandir.







