Depuis les dernières élections, plusieurs maires ont constaté une augmentation de leurs indemnités dès leur entrée en fonction. À Bordeaux, par exemple, Thomas Cazenave (Renaissance) touchera une somme de 4.081,75 euros bruts par mois, soit une augmentation de 14 % par rapport à son prédécesseur, Pierre Hurmic. Cette décision a été rapidement critiquée tant par des membres de l’opposition que par de nombreux internautes sur les réseaux sociaux.
Lors de son premier conseil municipal, une voix s’est élevée pour dénoncer cette hausse en déplorant la réduction des moyens pour l’opposition tout en augmentant l’indemnité du maire. Une réaction qui illustre le malaise autour de ces revalorisations. Vinent également Vincent Bouget à Nîmes, dont l’indemnité a également été l’objet de critiques après sa récente élection.
Une revalorisation légale mais controversée
Il est important de noter que l'établissement des indemnités des élus est encadré par le Code général des collectivités territoriales. Les indemnités des membres du conseil municipal doivent être définies par délibération dans un délai de trois mois après leur prise de fonction. Ce cadre législatif permet aux élus d’augmenter leurs salaires, mais ces choix restent contestables en période de contexte économique délicat, comme l’a souligné un expert en politique locale. Selon le site des collectivités locales, les indemnités des maires sont calculées en fonction de différents critères, notamment la population de la commune.
Une augmentation justifiée par l’indice de la fonction publique
Les maires bénéficient cette année d’une hausse due à la revalorisation de l’indice de la fonction publique, qui a été ajusté plusieurs fois depuis 2020. Cet indice servant de base de calcul pour les indemnités des élus a récemment atteint 4.110 euros bruts, en progression par rapport au précédent mandat. Ainsi, la hausse des indemnités de Cazenave et Bouget s'explique en partie par cette revalorisation de l'indice, mais aussi par des majorations spécifiques liées à leurs communes. Pour Bordeaux, une majoration de 25 % s'applique en tant que chef-lieu de département, renforçant la légitimité de cette hausse. À Nîmes, Bouget bénéficiera lui aussi de montants augmentés, ett cela dans un contexte où la mairie souligne que les indemnités restent alignées avec celles de 2020 en tenant compte de l'évolution de l'indice.
Face à ces augmentations, certains, comme un analyste politique du journal Midi Libre, font remarquer qu'il est crucial de maintenir la transparence et l'équité dans le cadre de ces politiques, surtout à une époque où la relation des citoyens avec leurs élus est scrutée de près.







