La tomate est une culture gourmande et parfois capricieuse : bien choisies, ses « colocs » au potager peuvent la protéger, stimuler sa croissance et réduire les ravageurs. À l'inverse, certains voisins partagent maladies ou nutriments et nuisent à la plante. Voici un guide synthétique pour planter malin et maximiser vos récoltes.
Planter avant les tomates
Les tomates réclament un sol riche et bien structuré. Idéalement, installez-les après une période de jachère ou après des cultures peu exigeantes : salades, épinards ou certaines racines laissent le sol moins appauvri. Les légumineuses (pois, fèves, trèfle ou luzerne en engrais vert) sont aussi d'excellents précédents : elles fixent l'azote et améliorent la fertilité.
Avant la mise en place des plants, pensez à ameublir la terre, incorporer du compost mûr et vérifier le pH (la tomate préfère un sol légèrement acide à neutre). La rotation des cultures reste essentielle : évitez de replanter des solanacées (tomates, pommes de terre, aubergines, poivrons) au même emplacement pendant au moins 3 ans pour limiter les maladies persistantes.
Bons voisins
Certaines plantes favorisent les tomates en repoussant les insectes, en attirant les auxiliaires ou en occupant des niches différentes dans la parcelle. Plantez-les à proximité sans faire d'ombre aux plants.
- Plantes aromatiques : basilic, persil — elles améliorent le goût et aident à repousser certains ravageurs.
- Alliacées : ail, oignon — utiles pour éloigner certains insectes et champignons.
- Légumes bas : laitue, épinards, radis, carottes — occupent la surface sans concurrencer la tomate.
- Plantes-compagnes attractives : capucine (piège à pucerons), œillets d'Inde (marigolds) — réduisent les nématodes et repoussent certains ravageurs.
Voisins à éviter
Évitez les plantes qui partagent les mêmes maladies, puisent les mêmes ressources ou encombrent l'espace. Certains mauvais voisins favorisent la prolifération des champignons ou entrent en concurrence directe.
- Solanacées proches : pomme de terre (risque de mildiou), aubergine, poivron — favorisent la transmission de maladies communes.
- Brassicacées et autres sensibles : chou, chou rouge, fenouil — compétition ou incompatibilités physiologiques.
- Cucurbitacées sensibles aux mêmes maladies : melon et parfois courgette — risques d'oïdium et autres maladies fongiques.
En pratique, associez vos plants en tenant compte de l'ensoleillement, de l'espace et des besoins nutritifs. Arrosez au pied pour limiter les maladies foliaires, pailler pour conserver l'humidité et apportez un apport régulier en matière organique. Avec une rotation soignée et des compagnonnages bien choisis, vos tomates seront plus vigoureuses et moins vulnérables aux attaques.







