Mauvaise nouvelle pour les automobilistes: à compter du mercredi 16 novembre, le soutien direct sur le prix des carburants va être réduit. L'aide de l'État, jusqu'ici de 30 centimes par litre, sera ramenée à 10 centimes. Dans le même temps, Total annonce qu'il diminuera sa remise de 18 à 10 centimes dans l'ensemble de ses stations, et ce dispositif restera en vigueur jusqu'au 31 décembre 2022. Ces mesures font peser un risque réel de voir le prix moyen du litre franchir la barre symbolique des 2 euros dans de nombreux points de vente.
Ce que cela représente pour votre budget
Concrètement, pour les automobilistes qui faisaient auparavant le plein chez Total, la combinaison de la réduction de l'aide publique et de la ristourne commerciale équivaut à une hausse de 28 centimes par litre. Le coup de pouce actuel disparaîtra totalement au 1er janvier 2023, date à partir de laquelle le gouvernement assure qu'il mettra en place un mécanisme différent, plus ciblé, destiné à soutenir principalement les gros rouleurs.
Qui pourrait bénéficier de l'aide ciblée?
Interrogé sur LCI, le ministre chargé des Comptes publics, Gabriel Attal, a esquissé les contours du futur dispositif: il serait réservé aux personnes en activité, avec un véhicule enregistré (numéro de carte grise) et soumis à des conditions de revenus. Le ministre a insisté sur la volonté de simplicité, mais les plafonds et modalités précises devraient être annoncés dans les semaines à venir. L'objectif affiché est d'orienter l'aide vers les ménages les plus dépendants de la voiture pour le travail, tout en maîtrisant le coût pour les finances publiques.
Comment s'ajuster à la hausse?
Face à cette évolution, plusieurs gestes pratiques peuvent limiter l'impact sur le budget:
- Comparer les prix via des applications et sites spécialisés pour repérer les stations les moins chères.
- Privilégier le covoiturage, les transports en commun ou des trajets groupés lorsque c'est possible.
- Adapter sa conduite: diminuer la vitesse, éviter les accélérations brutales et surveiller la pression des pneus pour réduire la consommation.
Cette réduction des aides intervient dans un contexte de tensions sur les marchés de l'énergie et d'inflation qui pèsent sur le pouvoir d'achat. Les prochains jours permettront de mesurer l'ampleur réelle de la hausse à la pompe et d'affiner les dispositifs d'accompagnement envisagés par l'exécutif.







