Le plan d’épargne-retraite (PER) ne se limite pas seulement à préparer votre retraite; il constitue également un outil stratégique pour la transmission de votre patrimoine, en particulier à votre conjoint ou partenaire de PACS. En comprenant ses spécificités, vous pouvez optimiser l'héritage de vos proches.
Les différents types de PER et leur impact sur la succession
Il est primordial de distinguer les deux formes de PER : le PER assurance, qui offre des avantages fiscaux considérables, et le PER compte-titre, qui est inclus dans l'actif successoral. Le premier permet de désigner un ou plusieurs bénéficiaires, évitant ainsi que les montants ne soient soumis aux droits de succession, à l'instar de l'assurance-vie.
Transmettre à votre conjoint : un avantage sans égal
Le conjoint ou le partenaire de PACS bénéficie d’une exonération totale des droits de succession sur les sommes transmises via le PER. En d'autres termes, quel que soit le montant, il n'y aura aucune imposition à régler. De plus, les versements effectués sur le PER sont déductibles de l'impôt sur le revenu, facilitant ainsi la gestion financière.
Des règles spécifiques pour d'autres bénéficiaires
Pour les bénéficiaires autres que le conjoint, les règles fiscales varient en fonction de l'âge du souscripteur au moment de son décès. Si le décès survient avant 70 ans, chaque bénéficiaire peut bénéficier d'un abattement de 152 500 € sur les sommes transmises. En revanche, après cet âge, un abattement de 30 500 € s'applique, à partager entre les bénéficiaires, avec des taux de taxation potentiellement élevés pouvant atteindre 60% pour certains héritiers. Ainsi, il est crucial de mettre à jour régulièrement la clause bénéficiaire pour tenir compte des évolutions de votre situation familiale.







