Le malus de 10% imposé sur les retraites complémentaires pour toute personne partant à l'âge légal pourrait être aboli dès cet automne. Cette potentielle suppression concerne les nouveaux retraités qui, à la suite de la réforme des retraites, pourraient devoir travailler plus longtemps.
À partir de ce mardi, les partenaires sociaux, responsables de l'Agirc-Arrco, se réunissent pour discuter de ce sujet brûlant. Une série de réunions se tiendra entre le 5 septembre et début octobre afin de finaliser les règles du régime complémentaire pour la période allant du 1er novembre 2023 au 31 octobre 2024. Les discussions autour du malus sont particulièrement attendues.
Comprendre le malus sur les retraites complémentaires
Ce malus, qui consiste en une minoration temporaire de 10%, s'applique pendant 3 ans à quiconque liquidant sa pension à taux plein et à l'âge légal. Cette pénalité peut être annulée si le salarié choisit de travailler une année supplémentaire, et un bonus de 10% peut même être obtenu en cas de deux années supplémentaires de travail. Introduite en 2019, cette mesure visait à inciter les employés à prolonger leur carrière face à des finances fragiles.
Les raisons derrière une possible suppression du malus
Actuellement, le régime complémentaire bénéficie d'une situation financière excellente, avec des réserves atteignant 68 milliards d'euros à la fin de 2022. Avec le retardement de l'âge légal de départ et une augmentation de la durée de cotisation, le malus de 10% apparaît désormais comme une double punition pour les assurés. Selon Le Parisien, il semble acquis que cette mesure ne s'appliquera pas aux retraités qui partiront sous les nouvelles conditions.
Il convient également de noter que peu d'assurés ont adopté cette option de travailler plus longtemps, avec seulement 9% ayant retardé leur départ d'un an pour éviter le malus, tandis que 55% ont liquidé leur retraite à taux plein, subissant ainsi la minoration.
Impact du malus sur les retraités récents
La situation est favorable pour les retraités affectés par la réforme, ceux ayant pris leur retraite depuis le 1er septembre. L’effet de la suppression devrait être rétroactif, permettant à ceux ayant subi la minoration de récupérer le montant perdu lors de la prochaine réévaluation de leur pension. En revanche, la question de la suppression du malus pour les retraités déjà en place reste en suspens. Les prochaines discussions détermineront les mesures éventuelles à adopter.
Le sujet de la revalorisation des retraites complémentaires est également en discussion, prévue pour le 1er novembre. Les partenaires sociaux doivent se mettre d'accord sur le montant de l'augmentation, influencée par l'inflation et l'évolution des salaires.







