Une mobilisation exemplaire
La région Nouvelle-Aquitaine se distingue en devenant la première collectivité à instaurer des mesures concrètes contre les violences et harcèlements sexuels et sexistes dans le secteur culturel. Ce dispositif, approuvé par un large consensus lors de la session régionale du 16 juin, est une réponse nécessaire à une problématique de société de plus en plus reconnue. Charline Claveau, vice-présidente du Conseil régional en charge de la culture, a souligné l'importance de « refuser la loi du silence » et d'assurer un environnement sain pour tous.
Un cadre juridique essentiel
La problématique des violences sexuelles a gagné en visibilité, surtout dans le secteur culturel, suite au mouvement #MeToo après l'affaire Weinstein en 2017. Des affaires récentes, telles que celle de l'actrice Judith Godrèche contre Benoît Jacquot, ont mis en lumière l'ampleur de ce phénomène, appelant à une mobilisation généralisée. « Le culte de l'art ne doit plus excuser des abus », déclare Erwan Balland, député MoDem, qui a contribué à l'élaboration d'une loi visant à aborder les violences morales et sexuelles dans le secteur culturel.
Des actions concrètes et un suivi rigoureux
Près d'un millier de structures culturelles bénéficient d'éventuels financements de la région, et une dizaine de cas de VHSS ont été identifiés. Charline Claveau insiste sur la nécessité d'établir un cadre juridique protecteur pour les employés et les intervenants. À cet effet, des campagnes de formation sont mises en place dans les institutions aidées, et toute alerte ou signalement doit être communiqué à la collectivité. Pour assurer un soutien sans faille aux lanceurs d’alerte, les mesures prévoient également le respect de l’anonymat.
Le non-respect des nouveaux règlements pourrait entraîner une réduction ou un retrait des subventions régionales. Ainsi, toutes les structures doivent signer une charte d’engagement, promouvant l’égalité et la lutte contre toutes formes de violence.







