À l'approche du très attendu affrontement entre la France et le Sénégal, Ousmane Sonko, ancien Premier ministre et actuel président de l'Assemblée nationale du Sénégal, a partagé une vision résolument politique de cet événement. Pour lui, quelles que soient les circonstances du match, « c’est l’Afrique qui aura battu l’Afrique ». Une déclaration qui a déjà suscité un vif intérêt sur les réseaux sociaux.
Une lecture politique du match
Interrogé par RFI et France 24, Sonko a exprimé son espoir de voir les Lions de la Teranga triompher : « Je pense que le Sénégal va gagner. Je le souhaite vraiment, comme tous les Sénégalais ».
Toutefois, il est allé plus loin en soulignant que la rencontre ne se limite pas à un simple match de football. « Dans tous les cas, ce n’est qu’un match de football. Mais sur un plan politique, quel que soit le vainqueur, c’est l’Afrique qui aura battu l’Afrique », a-t-il déclaré, faisant référence à la présence significative de joueurs d'origine africaine dans l'équipe française.
Pour Sonko, la configuration actuelle de l’équipe nationale française met en lumière la réalité démographique et symbolique du continent africain. « La composition de l’équipe nous rappelle où se trouve le besoin de reconnaissance », a-t-il ajouté, encourageant les Africains à prendre conscience de leur « valeur », allusion à leurs ressources naturelles et humaines.
Un souvenir marquant
Il est essentiel de noter que France-Sénégal ne représente pas un affrontement ordinaire. Le souvenir de la victoire historique des Lions de la Teranga lors de leur premier match de la Coupe du Monde en 2002 reste gravé dans les mémoires. Vingt-quatre ans après cet événement marquant, les deux équipes s’affrontent à nouveau dans une compétition élargie qui se tient aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
Un débat récurrent
La déclaration de Sonko alimente également le débat en France concernant l'identité des joueurs de l’équipe nationale. Depuis les victoires des Bleus en 1998, les origines familiales des joueurs ont souvent été analysées sous des angles politiques divergents. Certains saluent cette diversité comme un signe d’une intégration réussie, tandis que d'autres critiquent le nombre de joueurs d’origine africaine en équipe de France, jugé non représentatif.
En qualifiant France-Sénégal d’occasion où « l’Afrique » gagnerait d’une certaine manière, Sonko soulève des questions plus vastes sur l’immigration et les relations entre l’Occident et le continent africain : « Cela ravivera le débat sur l’immigration et d’autres problématiques existantes », a-t-il conclu en enthousiaste.







