Le président Emmanuel Macron a annoncé lundi que des ressources additionnelles pour la justice pourraient être mises en place si nécessaire, afin de combattre plus efficacement les violences faites aux enfants, à la suite du choc suscité par le décès tragique de Lyhanna.
Les rapports des inspections générales de la gendarmerie et de la Justice doivent être soumis au gouvernement d’ici le 22 juin.
"À partir de ces rapports, nous allons nous réunir avec toutes les associations impliquées pour déterminer ce qui peut être fait de plus, ce qui doit encore s’intensifier et où des initiatives comme les unités d'écoute dans les hôpitaux ou les salles Mélanie dans nos commissariats sont nécessaires", a déclaré Emmanuel Macron lors d’un entretien sur TF1.
Les salles Mélanie sont spécialement conçues pour créer un environnement sécurisant qui facilite la prise de parole des victimes et des témoins de violences sexuelles.
Macron a également souligné que depuis son accession à la présidence en 2017, "d'innombrables lois" sur la protection de l'enfance avaient été adoptées, accompagnées d'un budget de la Justice en nette augmentation.
Le président a rendu hommage à "nos policiers, gendarmes, services d'enquête et magistrats qui, chaque jour, œuvrent aux côtés des associations pour éradiquer ces violences et protéger nos enfants".
Une nouvelle proposition de loi globale visant à lutter contre les violences sexistes et sexuelles a également été déposée par des députés. Une délégation a été reçue à Matignon pour défendre un projet dont le coût total est estimé à près de trois milliards d'euros.
Lyhanna, âgée de 11 ans, a été retrouvée décédée dans le Gers le 4 juin, plusieurs jours après sa disparition. Le principal suspect, Jérôme Barella, n’avait jamais été inquiété malgré de multiples plaintes et signalements pour des violences sexuelles sur mineurs.
Le président a exprimé son souhait que "les parents obtiennent la vérité sur ce qui est arrivé et que celui qui a commis ces actes soit puni de la manière la plus sévère possible".
En parallèle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a reconnu qu'il existe peut-être un problème de "moyens" pour l'institution judiciaire, bien qu'il ait précisé que cela n'avait pas influencé les crimes dont Lyhanna a été victime.







