Des centaines de personnes se sont également mobilisées à Bordeaux, Toulouse, et environ 200 à Lille, selon les journalistes de l'AFP. Ils s'engagent à se rassembler chaque lundi pour exprimer leur colère. "Révoltés" par la mort tragique de Lyhanna, plus de mille personnes ont convergé vers le ministère de la Justice à Paris, ainsi que plusieurs tribunaux à travers le pays, ce lundi 15 juin. Leur objectif : la mise en place d'une "loi intégrale" contre les violences sexuelles.
À Paris, le mouvement a résonné avec le slogan "160.000 enfants victimes chaque année de violences sexuelles, que faites-vous ?" scandi par la foule, majoritairement composée d'hommes et de femmes, selon un reporter de l'AFP. Des pancartes exprimaient des revendications telles que "Pas d'excuses pour les prédateurs" et "Prenons les enfants au sérieux". Plus agité, un groupe a chanté "Darmanin démission", tandis qu'une importante présence policière encadrait le rassemblement.
Cette mobilisation est portée par une coalition de défense des droits des femmes et des enfants, regroupant 150 associations et syndicats, qui ont appelé à des manifestations devant "tous les tribunaux". Les commerçants et passants se sont joints à eux à Bordeaux et Toulouse.
"La mobilisation continuera"
La coalition prévoit une grande manifestation à Paris le 4 juillet. Solène Podevin, présidente de l'association Face à l'inceste, a déclaré à l'AFP : "Nous exigeons une loi intégrale, avec des moyens adaptés". Elle a assuré que la mobilisation se poursuivra tant que l'examen de cette législation ne sera pas à l'ordre du jour au Parlement. Une pétition en ligne, appelant à une loi intégrale, a déjà recueilli près de 300 000 signatures.
Il convient de rappeler qu'une proposition de loi intégrale, comprenant 79 articles, avait été déposée fin 2025, co-signée par une centaine de députés, mais n'a jamais été examinée. Les mesures demandées touchent à des domaines cruciaux comme la justice, la police, la protection des enfants, la santé et le travail. Cette situation alarmante exige une réponse ur urgente, selon plusieurs experts du droit et responsables associatifs. Ils estiment que la France doit désormais répondre à la gravité de ces enjeux.







