Les parents d’Angela Legobien, présumée victime d’un double féminicide au Portugal, réclament que Cédric Prizzon, le principal suspect, soit jugé sur le sol français. Alors qu'il est actuellement en détention au Portugal, la justice de ce pays a rejeté la demande d'extradition formulée par la France.
Cette demande rappelle celle initiée par la famille d’Audrey Cavalié, l’ex-conjointe de Prizzon, également soupçonnée d’avoir été assassinée par lui. Ce dernier est en détention depuis le 24 mars, et la justice portugaise a récemment décidé de le poursuivre sur place, négligeant le mandat d’arrêt européen émis par la France. Émilie Schipper, la mère d’Angela, a exprimé son incompréhension lors d’une conférence de presse à Rodez, en soulignant l’absurdité de juger ce crime commis en partie en France.
« C’est déjà très dur »
La douleur des familles est exacerbée par le fait qu’elles n’ont pas été impliquées dans le processus d’identification des corps de leurs filles. Émilie Schipper a déclaré : « En fait, nous n’existons pas pour le Portugal ». La famille demande alors aux autorités françaises de se mobiliser pour faire revenir Prizzon et garantir un procès équitable.
Cédric Prizzon est soupçonné d'avoir tué Audrey Cavalié, 40 ans, et Angela Legobien, 26 ans, toutes deux retrouvées enterrées dans un endroit isolé du district de Bragança, à cent kilomètres au nord de leur dernier lieu de résidence. Leur histoire tragique met en lumière les insuffisances du droit international en matière d’extradition, ainsi que la nécessité d'une plus grande coopération entre les pays pour garantir justice pour les victimes.
Les appels pour que cet ancien policier soit jugé en France se multiplient, faisant écho à un besoin urgent de réformes dans le traitement des affaires liées aux féminicides.







