De plus en plus de ménages intègrent des récupérateurs d'eau de pluie dans leur paysage extérieur, qu'ils soient discrets ou en vue. Ces dispositifs permettent non seulement de préserver une ressource précieuse, mais aussi de réduire les factures d'eau, particulièrement élevées en raison des coûts liés à son traitement.
Pourquoi opter pour un récupérateur d'eau de pluie ?
Le réchauffement climatique souligne l'importance de l'eau en tant que ressource de plus en plus rare. De nombreux jardins s’adaptent avec des plantes moins exigeantes, capables de prospérer grâce aux précipitations naturelles après quelques années d’établissement. Cela permet de limiter les sessions d’arrosage, qui consomment des ressources souterraines.
Payer pour rendre l'eau potable représente un coût significatif, surtout en prenant en compte l'énergie utilisée dans ce processus. À titre d'exemple, le coût moyen de l'eau en France s'élevait à 4,30 €/m3, avec de grandes variations selon les communes. Face à la montée des charges, installer un récupérateur d'eau devient une solution avantageuse.
Choisir la bonne taille de récupérateur
Pour déterminer la bonne taille de votre récupérateur, il est crucial de connaître votre besoin hydrique. Divers modèles existent en termes de formes et de capacités.
- Si vous construisez, une citerne enterrée peut recevoir toute l'eau de pluie de votre toit via les gouttières, permettant une utilisation pour des besoins variés : arrosage, sanitaires, etc.
- Pour la plupart des foyers, un modèle de surface à positionner sous une descente est suffisant, statue d'eau pluviale pour le jardin seulement.
Calculez le volume récupérable pour l'arrosage :
1. Vérifiez la pluviométrie moyenne annuelle de votre région (exemple : 677 mm à Tours).
2. Évaluez la surface de votre toiture (ex : 50 m²).
3. Considérez une évaporation de 10 %.
Cette formule (677 x 50) - 10 % vous donne un total potentiel d’environ 33,5 m3 d’eau. Toutefois, il est important de comprendre que le volume réel peut fluctuer à travers les saisons.
Critères de choix pour votre récupérateur
Optez pour un modèle simple à installer, qu'il soit placé en surface ou enterré. Les solutions enterrées sont plus adaptées pour des jardins plus grands. Vous pourriez même recycler un vieux bidon, à condition qu'il soit exempt de résidus chimiques et avec un bon système de filtration.
Lors de l'installation, un collecteur équipé d'un filtre est essentiel pour maintenir l'eau propre. De plus, installez une crapaudine pour avertir les feuilles et débris. Enfin, assurez-vous que votre récupérateur soit surélevé pour faciliter le puisage.
Pensez à des solutions de débordement pour éviter les gelées qui pourraient endommager le système. Avec la configuration adéquate, vous pouvez adapter le récupérateur aux saisons en basculant entre les positions été et hiver.
Engagement pour une utilisation durable
Renseignez-vous sur les aides financières disponibles, comme des crédits d'impôts ou des subventions pour l'installation. Évitez de collecter l’eau d’un toit en plomb ou amianté, prêferant des matériaux comme le tuile ou l'ardoise.
Il est recommandé par de plus en plus de communes de déconnecter les gouttières du réseau tout-à-l'égout pour optimiser la récupération des eaux de pluie. Cela permet non seulement de protéger l'environnement, mais aussi de contribuer à la recharge des nappes phréatiques.
Pour améliorer vos méthodes d’arrosage, envisagez un arrosage goutte-à-goutte ou une utilisation de l'eau grise. Pensez au paillage pour maintenir l'humidité et notez que des plantes bien arrosées peuvent devenir plus gourmandes.







