Lors de sa récente annonce, le Premier ministre a confirmé que l'âge légal de départ à la retraite resterait à 62 ans. Toutefois, un nouvel "âge d'équilibre" fixé à 64 ans pourrait entrer en vigueur, incitant ainsi les Français à prolonger leur activité professionnelle. En effet, toute pension demandée avant cet âge pourrait être assortie d'une décote.
Les détails de la réforme
Dans le cadre de sa présentation du projet de réforme des retraites, le Premier ministre a clarifié que cet "âge d'équilibre" répond à un besoin de garantir la solidité financière du système. Bien que le nouveau système basé sur des points ne devienne effectif qu'en 2025 pour la génération née en 1975, les répercussions de cette réforme s'appliqueront dès 2022 à ceux nés en 1960. Pour illustrer, ceux-ci devront travailler quatre mois supplémentaires pour une pension complète ou accepter une réduction de 5% par an de leur retraite.
- Génération 1960 : départ à 62 ans et 4 mois en 2022
- Génération 1961 : départ à 62 ans et 8 mois en 2023
- Génération 1962 : départ à 63 ans en 2024
- Génération 2025 : départ à 63 ans et 4 mois
- Génération 2026 : départ à 63 ans et 8 mois
- Génération 2027 : départ à 64 ans
Les implications de l'âge d'équilibre
Ce concept d'"âge d'équilibre" n'est pas inédit. Actuellement, ceux qui choisissent de partir à l'âge légal sans avoir acquis le nombre requis de trimestres subissent déjà une pénalité. De même, chez les fonctionnaires, un "âge pivot" est appliqué en deçà duquel la pension est minorée. La mise en place de dispositifs tels que le malus temporaire à l'Agirc-Arrco est destinée à retarder les départs. Ces mesures visent en fin de compte à encourager les Français à rester actifs sur le marché du travail, particulièrement à une époque où le chômage est élevé parmi les plus de 55 ans.







