À La Palmyre, les vétérinaires du zoo se mobilisent pour protéger leurs volatiles grâce à un projet novateur soutenu par le Ceva Wildlife Research Fund. Cette initiative vise à tester un nouveau vaccin destiné à renforcer l'immunité des oiseaux exotiques face à la grippe aviaire. Au programme : la vaccination d'environ cinquante manchots du cap, de vautours, d'autruches et de nandous.
Comme l'indique Thomas Charpentier, vétérinaire au zoo, "Ce vaccin innovant est conçu pour répondre aux souches actuelles du virus. Sa capacité à établir une distinction entre les oiseaux vaccinés et ceux ayant été infectés est essentielle pour surveiller la santé des populations présentes sur le site".

Les experts estiment que ce vaccin, bien qu'initialement développé pour les animaux d'élevage, pourrait offrir une protection multi-espèces, comme l'a souligné une porte-parole de Ceva. La nécessité de développer de telles initiatives dans les parcs zoologiques est cruciale pour élaborer des stratégies d'encadrement des maladies et protéger les espèces menacées.
Une autopsie systématique
Les oiseaux ciblés pour cette recherche comprennent principalement des manchots, autruches et rapaces, choisis pour leur vulnérabilité à la grippe aviaire. Florence Perroux, responsable de communication au zoo, rappelle : "Nous nous trouvons dans un couloir migratoire important, augmentant le risque de contamination".
Les précédentes épidémies de grippe aviaire dans des parcs, telles que celle de 2022 à la réserve africaine de Sigean, ont mis en lumière la nécessité de telles mesures préventives. Charpentier rappelle que chaque oiseau trouvé mort fait l'objet d'une autopsie afin d'étudier la propagation potentielle du virus.
Les résultats de cette étude pionnière au zoo de La Palmyre devraient être connus courant 2026, offrant ainsi un espoir pour la protection des oiseaux et la santé animale dans les zoos de France.







