Deux jours après le passage dévastateur de la tempête Nils, les Pyrénées-Orientales sont à nouveau secouées par une nouvelle tempête, baptisée Oriana. Le département est actuellement en vigilance orange pour des vents violents, cette alerte étant valable depuis 16 heures samedi jusqu'à dimanche 6 heures.
En fin de journée ce samedi, les pompiers locaux avaient déjà réalisé 95 interventions, résultant de rafales de vent ayant atteint des vitesses impressionnantes, jusqu'à 99,4 km/h à Perpignan. Ces opérations incluent la gestion d'arbres déracinés, de branches tombées, et de tuiles arrachées. Ces événements se produisent à peine 48 heures après que la tempête Nils ait causé de nombreux dégâts, selon des rapports de France Bleu.
Si, pour l'instant, aucune victime n'est à déplorer, les prévisions annoncent des rafales pouvant atteindre 110 km/h en plaine et jusqu'à 130 km/h dans les zones montagneuses comme les Albères, le Capcir et le Vallespir. Actuellement, environ 250 pompiers des Pyrénées-Orientales, ainsi que 110 agents d'autres départements, y compris des militaires de la sécurité civile, sont mobilisés. La préfecture a également activé son centre opérationnel départemental (COD) pour mieux coordonner les secours.
Dans ce contexte, un arrêté préfectoral a interdit tous les rassemblements publics ainsi que les événements sportifs. Par conséquent, le match de rugby entre l'USAP et Pau a dû être reporté. Un autre arrêté impose de réduire la vitesse sur l'autoroute A9 de 20 km/h, tant pour les poids lourds que pour les particuliers.
La ville de Perpignan a également annoncé la fermeture de ses parcs pour des raisons de sécurité. Les établissements scolaires devraient, quant à eux, ouvrir leurs portes dès lundi, à l'exception de la maternelle Dagneaux.
Moins de 7.000 foyers toujours sans électricité
Après le passage de la tempête Nils, ENEDIS a fait état de 30.000 foyers privés d'électricité. Ce samedi soir, bien que le courant ait été rétabli pour une grande majorité, moins de 7.000 foyers restent affectés. Sylvaine Cazal, la directrice territoriale d'ENEDIS dans le Gard, a exprimé sa compréhension des difficultés rencontrées par ces clients : "Nous faisons tout notre possible. Environ 200 techniciens, issus des Pyrénées-Orientales et d’autres départements, travaillent actuellement à restaurer le service."
A certains endroits, le réseau est complètement détruit, nécessitant parfois de reconstruire intégralement les lignes. "Parfois, il faut tout refaire de A à Z", explique Cazal, tout en précisant qu’il faut réimplanter des poteaux et redéployer des câbles, un processus qui peut prendre des jours pour un seul emplacement. À l'échelle nationale, 800.000 foyers ont été privés d’électricité à cause des tempêtes.







