La Suisse a officiellement annoncé, le 14 février 2026, la reprise des négociations entre les États-Unis et l'Iran, qui se dérouleront à Genève la semaine prochaine. L'objectif principal de Washington est de persuader Téhéran de conclure un accord limitant son programme nucléaire, un sujet qui suscite d'importantes tensions dans la région.
Un porte-parole du ministère suisse des Affaires étrangères a affirmé lors d'une déclaration à l'Agence France-Presse: « Je confirme que le sultanat d'Oman accueillera la semaine prochaine à Genève des discussions entre les États-Unis et l'Iran. La Suisse salue et soutient ces pourparlers. » Toutefois, aucune date précise n'a été mentionnée.
Avancées diplomatiques sous l'égide suisse
Le rôle de la Suisse est crucial dans ce contexte, car elle s'érige en médiateur entre les deux nations depuis des décennies. Le pays, connu pour sa neutralité, représente les intérêts américains en Iran depuis la rupture des relations diplomatiques entre Washington et Téhéran en 1980, suivant la révolution islamique.
La Suisse se dit prête à faciliter le dialogue, déclarant: « Le ministère est en contact avec les parties et a réitéré sa disponibilité pour soutenir toute initiative diplomatique visant à promouvoir la désescalade. »
Des pourparlers indirects ont déjà eu lieu au sultanat d'Oman, impliquant le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, et l'émissaire du président américain Donald Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, accompagné de Jared Kushner, gendre de Trump. Ces discussions se sont concentrées sur les enjeux nucléaires et régionaux, reflétant une préoccupation croissante pour la sécurité mondiale.
Menaces et tensions persistantes
Face aux récents développements, les tensions n'ont pas diminué. Donald Trump a exprimé, récemment, des opinions controversées sur un possible renversement du pouvoir en Iran, mentionnant que cela « serait la meilleure chose qui puisse arriver ». En outre, le président a confirmé le déploiement prochain d'un second porte-avions américain dans la région, augmentant ainsi le climat de tension.
Se battant pour une solution pacifique, ces pourparlers à Genève représentent une dernière opportunité pour calmer une situation qui pourrait autrement s'aggraver, tant pour les États-Unis que pour l'Iran. Les experts demeurent partagés quant aux résultats possibles, en attendant de voir si les négociations aboutiront à un accord durable.







