Le préfet de la Haute-Garonne, Pierre-André Durand, a récemment présenté un bilan de la délinquance dans le département, révélant une situation préoccupante concernant les radars de vitesse. Plus de 80 radars ont été dégradés ou détruits en 2025, ce qui représente une augmentation de 32 % par rapport à l'année précédente, où 62 radars avaient subi des dommages.
Actuellement, seulement 51 radars fonctionnent dans la région, soulignant le paradoxe alarmant selon lequel il y a plus de radars détruits que d'appareils opérationnels. Lors d'une conférence de presse, le Préfet a déclaré : "Certains radars récemment remplacés sont de nouveau dégradés. Il est crucial de prendre ce problème au sérieux". En parallèle, une hausse de 4 % de la délinquance a été observée, avec une augmentation des accidents corporels sur les routes, de l'ordre de 8 %, ce qui s'est soldé par 610 accidents et 785 blessés.
Hausse des accidents routiers
Le rapport met également en avant les causes des accidents, dont la vitesse excessive, ainsi que la conduite sous l'influence de l'alcool ou de drogues. Avec plus de 4 000 infractions enregistrées, la sécurité routière se trouve directement menacée par ces actes de vandalisme.
Les autorités se mobilisent. Pierre-André Durand a indiqué que des nouvelles installations de radars seraient mises en place prochainement. "Des plaintes sont déposées, et des enquêtes sont en cours pour contrer ce fléau. Tout radar dégradé sera systématiquement remplacé", a-t-il déclaré.
27 radars à Toulouse
Sur les 51 radars en Haute-Garonne, 27 sont implantés à Toulouse. Le général Thibault Lagrange, Commandant du groupement de gendarmerie, a précisé que les radars subissent des attaques variées, allant du camouflage à l'incendie : "Il est inacceptable que des dispositifs de sécurité soient ciblés de cette manière".
À Toulouse, des radars sur le boulevard Matabiau ont permis de réduire les infractions de 42 % en un an et demi, tandis qu'une réduction de 60 % a été observée dans une zone connue pour sa dangerosité.
Les gendarmes intensifient leurs efforts pour enquêter sur ces dégradations. "Nous cherchons à identifier les coupables par tous les moyens disponibles, y compris l'analyse d'empreintes et la surveillance vidéo", a souligné le général Lagrange.
Les enquêtes avancent péniblement, car les vandalismes sont souvent perpétrés par des individus très discrets. Des voitures banalisées, équipées de radars, circulent dans la région depuis septembre 2025 pour détecter les excès de vitesse. Environ 4 000 infractions ont déjà été relevées grâce à ce dispositif, un signe de l'engagement des autorités à rétablir la sécurité routière en Haute-Garonne.







