Des bergers itinérants redonnent vie aux pelouses calcaires

Découvrez comment des éleveurs sans terre sauvent un biotope fragile en Dordogne.
Des bergers itinérants redonnent vie aux pelouses calcaires
Quelques chèvres se mêlent au troupeau d’ovins pour brouter les herbes les plus dures et produire du lait. Stéphane Klein / SO

Sur les coteaux des Chaupres, à Brantôme-en-Périgord, un couple d'éleveurs itinérants, Hélène Moisan et Stéphane Adonel, s'illustre dans une démarche à la fois écologique et sociale. Grâce à une collaboration avec le Conservatoire d'espaces naturels Nouvelle-Aquitaine, ils mettent en œuvre un projet audacieux : utiliser leur troupeau ovin et caprin pour maintenir la biodiversité des pelouses calcaires menacées de friche.

Les conditions sont rudes. Tandis que le soleil éclaire ces prairies, l'air reste glacial. Mais cela n'entame pas l'appétit des soixante brebis qui s'attaquent aux herbes gelées. Les chèvres, quant à elles, jouent un rôle complémentaire en broutant les plantes ligneuses. Tout le système est conçu pour garantir un pâturage durable et respectueux de l'environnement.

Une réalité marquante émerge : ces bergers sont sans terre. Ils ne possèdent pas de parcelles, mais tirent parti de l'abandon agricole dans la région. Hélène, après avoir été formée dans les alpages des Hautes-Pyrénées, s'est inscrite dans une dynamique où les bergers itinérants répondent à la demande croissante d'entretien écologique.

Ils passent de porte en porte pour proposer leurs services aux propriétaires fonciers, contribuant ainsi à la préservation de paysages fragilisés par l'agriculture intensive. Leurs efforts ne passent pas inaperçus, et plusieurs voix dans le secteur, notamment des agronomes, soutiennent cette approche qui allie tradition pastorale et innovation écologique.

En effet, le Conservatoire d’espaces naturels souligne l’urgence de maintenir ces biotopes, grâce à des acteurs comme Hélène et Stéphane. Si la gestion de ces pelouses calcaires n’est pas assurée, ces espaces naturels risquent de disparaître, emportant avec eux une faune et une flore uniques.

Face à ces enjeux, les éleveurs itinérants, avec leur approche nomade, s'illustre comme un exemple à suivre. En isolant les ressources et en protégeant les milieux fragiles, ils redonnent vie à un pastoralisme qui semble avoir perdu de sa place dans une agriculture moderne souvent trop intensive.

Ainsi, pour Hélène et Stéphane, cette aventure est bien plus qu'un simple métier. C'est une passion ancrée dans une volonté de reconnecter l'Homme à la nature, tout en offrant un modèle durable pour préserver notre patrimoine écologique.

Lire aussi

Alerte jaune sur la rivière Gimone en Haute-Garonne
La préfecture de Haute-Garonne lance une alerte jaune concernant des risques de crue sur la Gimone. Restez vigilant et informé.
10 janv.
Des bergers itinérants redonnent vie aux pelouses calcaires
En Dordogne, des éleveurs itinérants entretiennent les pelouses calcaires, protégeant ainsi un précieux écosystème tout en renouvelant le pastoralisme local.
10 janv.
Un court-métrage éblouissant primé dans la plus ancienne fonderie française
Plongez dans la magie du cinéma avec Malleus, un court-métrage primé tourné à la fonderie Gillet.
10 janv.
Un radar incendié dans le Gers : une série inquiétante
Un radar mobile a été incendié à Samatan dans le Gers, marquant le troisième incident en un mois. Une enquête est en cours.
10 janv.
Souvenir des forts esprits : l'héritage des prisonniers de Rawa-Ruska
L'association Ceux de Rawa-Ruska perpétue la mémoire des prisonniers de guerre. Découvrez leurs témoignages et actions pour honorer leur héritage.
10 janv.
La réouverture du groupe scolaire Capouchiné à Nîmes retardée pour des raisons de sécurité
Le groupe scolaire Capouchiné de Nîmes reporte sa réouverture suite à un dysfonctionnement électrique. Accueil pour les enfants de parents travaillant.
10 janv.