Dans un post sur Instagram, Nagui, l’animateur populaire, a condamné les récentes accusations portées par Charles Alloncle, rapporteur d'une commission d'enquête sur l'audiovisuel public, qui l'a accusé de s'enrichir indûment sur de l'argent public. Ce dernier a déclaré qu'il pense que Nagui est « la personne qui s’est le plus enrichie, à partir de l’argent public, au cours des dix dernières années en France ». Des propos qui ont suscité l'indignation du présentateur de Taratata.
Nagui a décidé de répondre directement à Alloncle sur ses réseaux sociaux, s'interrogeant sur la véracité de ces affirmations. “Je me suis demandé si vous faisiez preuve d'humour ou de méchanceté,” a-t-il déclaré. L'animateur a rapidement rappelé son parcours dans le milieu audiovisuel, notant qu'il n'est pas salarié de France Télévisions mais travaille via sa propre société, Air Productions, qu'il a fondée en 1993. Selon Nagui, cette entreprise produit environ 300 heures de programmes par an, ce qui entraîne le paiement de 10 000 bulletins de salaire.
« Mes émissions rapportent de l'audience, donc de l'argent au service public », a-t-il affirmé. De plus, il a précisé qu'il participe régulièrement à des émissions caritatives sans aucune rémunération, souhaitant mettre en avant son engagement pour la cause.
Les banquiers du parlement devraient examiner les bonnes pratiques de la télévision publique, mais Nagui a aussi partagé ses préoccupations concernant la nature des attaques. Il a souligné qu'en raison des commentaires d'Alloncle, il a été “jeté en pâture” et maintient que de nombreux messages haineux lui ont été envoyés depuis ces déclarations. “Je me demande si cela ne cherche pas à provoquer une réaction populiste”, a-t-il suggéré.
De plus, il a abordé des attaques personnelles en insinuant qu'elles pourraient être liées à son origine égyptienne et son choix de vie végétarien. Ces éléments, selon lui, démontrent une volonté délibérée de le discréditer à travers une rhétorique populiste.
Le député de l'Hérault, membre de la droite parlementaire et proche de l'extrême droite, a promis d'examiner la gestion de l'ensemble de l'audiovisuel public, souhaitant attirer l'attention sur les salaires et les conditions de travail au sein de France Télévisions. Dans un contexte où l’audiovisuel public est déjà sous pression, ces accusations et réactions alimentent le débat sur la transparence des fonds publics. Selon des sources telles que Le Parisien, de nombreux membres de l'audiovisuel public sont inquiets devant cette forme de scrutin populaire.
Nagui envisage de prendre des mesures légales à l'encontre de Charles Alloncle, ce qui fait écho à un climat de tensions croissantes entre les figures du secteur médiatique et les élus. La question de la responsabilité dans l'utilisation de l'argent public est plus pertinente que jamais, et les parties impliquées semblent prêtes à s'affronter sur ce sujet sensible.







