Le 17 juin dernier, l'ARS a annoncé la suppression de 32 % du budget du Planning familial, provoquant un tollé chez les élus girondins. Dans un courrier adressé à l'ARS le 22 juin, les groupes Écologie & Solidarités et Bordeaux Avenir Écologique et Solidaire dénoncent une "décision tardive et brutale". Ils rappellent que plus de la moitié de l'année est déjà écoulée, rendant cette suppression d'autant plus incompréhensible.
L'élu PS, Sébastien Saint-Pasteur, a souligné dans son communiqué que l'association, reconnue pour ses actions en matière d'éducation affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), joue un rôle essentiel, notamment dans le cadre du programme désormais rendu obligatoire dans les écoles. Malgré les affirmations de l'ARS selon lesquelles les actions du Planning ne seraient pas probantes, de nombreux représentants gouvernementaux avaient précédemment salué son travail.
Détricotage d'un maillage territorial
Les préoccupations vont au-delà des chiffres. Les élus s'interrogent sur les motivations réelles de cette coupe budgétaire. Les groupes écologistes pointent du doigt un possible retranchement des fonds pour financer de nouveaux dispositifs, comme la Maison de santé de la femme envisagée par l'ARS. Ils s'inquiètent que cela ne mène à un affaiblissement du réseau de soins établi en Gironde depuis des années.
Mathilde Feld, députée LFI, a également réagi, qualifiant cette décision d'« inacceptable », surtout dans un contexte où le Planning familial est une ressource incontournable pour de nombreuses personnes, notamment celles les plus vulnérables face aux violences sexistes et sexuelles. Elle a appelé à un engagement renouvelé pour le soutien à des services essentiels tels que ceux offerts par le Planning familial.







