Jean-Pierre Farandou a exprimé son opposition à l'instauration d'un congé climatique, trop onéreux selon lui. Sur RTL, il a suggéré diverses solutions pour assurer la protection des employés.
Depuis une semaine, la France fait face à une vague de chaleur sans précédent. À la date du 24 juin, 58 départements étaient placés en vigilance rouge et 31 en vigilance orange. En réponse à cette situation, des Écologistes ont lancé une pétition pour instaurer un congé climatique, d'une durée maximum de cinq jours par an, un système déjà mis en place en Espagne depuis 2024. Cette proposition a été rejetée par le ministre du travail.
"Le débat peut être intéressant, mais sur quelle base fixons-nous ?" a-t-il déclaré sur RTL. Jean-Pierre Farandou a souligné la difficulté de définir un seuil approprié. "La bonne approche, ce n'est pas de définir une température, mais d'adopter des mesures adéquates", a-t-il précisé, ajoutant : "On ne va pas mettre le pays à l'arrêt parce qu'il fait 30 °C".
Concernant le congé climatique, il a maintenu que cela ne représentait pas la solution idéale. "Ce serait un coût d'environ 4 à 5 milliards", a-t-il justifié.
Se préparer aux prochaines canicules
Le ministre a également partagé sa vision d'une réflexion plus globale sur la manière dont le pays doit s'adapter aux vagues de chaleur, impliquant les partenaires sociaux. Plusieurs options sont envisagées, telles que l'ajustement des horaires de travail, l'équipement des lieux de travail, ou même des modifications des comportements collectifs. "Les finalités sportives doivent-elles toutes avoir lieu en juin ?", a-t-il questionné.
En réponse à la fermeture de certaines écoles, il a suggéré qu'il serait peut-être nécessaire de "climatiser ces établissements". En attendant, il a également exprimé son soutien au retour du télétravail, permettant ainsi aux parents de s'occuper de leurs enfants pendant cette période de chaleur.







