Située dans la banlieue huppée de Lyon, la commune de Poleymieux-au-Mont-d'Or a récemment fait parler d'elle après la mise en place d'un arrêté prohibant le passage des cyclistes sportifs. La maire Corinne Cardona souligne que cette mesure visait à « provoquer un électrochoc » afin de sensibiliser sur des comportements jugés dangereux.
Initialement instauré le 18 juin, cet arrêté a suscité un fort tollé de la part des cyclistes et des écologistes. Face à la mobilisation croissante, le conseil municipal a décidé de lever l'interdiction le 22 juin.
Interrogée par Valeurs Actuelles, la maire a expliqué que depuis la pandémie, le nombre de cyclistes passant par le village de 1 400 habitants a explosé. « Ils ne respectent pas toujours la limitation de vitesse de 30 km/h, ni les feux rouges ou les stops, surtout à proximité des deux écoles locales. Un récent accident aurait pu tourner au drame, un cycliste a même glissé et a failli se retrouver sous une voiture », a-t-elle précisé.
Un électrochoc nécessaire
Corinne Cardona a justifié sa décision en affirmant qu'elle souhaitait « taper le poing sur la table » face à une situation devenue alarmante. Les élus écologistes de la Métropole ont exprimé leur désaccord, mais la maire a rassuré en annonçant que des opérations de prévention seraient mises en place en collaboration avec la Fédération française de cyclotourisme. Les gendarmes devraient également être mobilisés pour promouvoir une conduite plus prudente.
Pierre Oliver, vice-président délégué à la mobilité à la Métropole de Lyon, a soutenu cette initiative, insistant sur l'importance de la responsabilité des cyclistes : « Nous avons le devoir de veiller à la sécurité de tous. Dans les zones à risque, la sécurité humaine doit primer ».
Cette affaire rappelle l'importance des échanges entre cyclistes, automobilistes et collectivités pour une cohabitation apaisée et sécurisée sur nos routes.







